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Encore un !

Les enfermements psychiatriques en Russie, s’ils ont pu nous étonner de prime abord, ne nous interloquent plus. Et pourtant, ce n’est pas une raison pour ne pas dénoncer un nouveau cas, montrant une fois de plus la violence d’un État qui veut contrôler chaque citoyen. La récente cible de l’autoritarisme du régime poutinien s’appelle Roman Nicolaïtchik. Juriste de formation, il voulait se présenter aux élections législatives de décembre dans la région de Tver sous l’étiquette l’Autre Russie, ce qui en faisait forcément un ennemi. Les autorités l’ont donc accusé de tentative de meurtre, alors qu’il se trouvait à de nombreux kilomètres du lieu de l’agression ce jour-là. La "malheureuse victime" lui a proposé de retirer sa plainte en échange de 100.000 roubles ; louche !

La machine est donc maintenant en route. Et depuis le 1er février il se trouve dans un hôpital psychiatrique de type fermé, sans téléphone portable, ni possibilité de communiquer avec l’extérieur. Sa sortie n’est pas prévue avant la fin du mois de février. Les associations de défense de droit de l’Homme (Groupe Helsinki de Moscou, la Commission citoyenne des droits de l’Homme, le Comité international de défense des libertés et de la société civile) et les médias indépendants (Grani.ru, Novaya Gazeta, the Moscow Times, Radio Svoboda, Newsru.com, Kasparov.ru, …) tentent de faire connaître au grand public le cas de ce jeune homme, interné pour ces convictions.

Source : Ares

Top 7 des opposants politiques à Poutine

N°1 - l’ancien dissident soviétique, Vladimir Boukovski, pour son retour fracassant en Russie et sa volonté inébranlable de se présenter à l’élection présidentielle.

N° 2 - le leader des jeunes Iabloko, Ilia Iachine, pour son combat permanent contre Poutine et, notamment, son site protivputina.ru.

N° 3 - le leader de l’Autre Russie, Garry Kasparov, pour s’être battu sans relâche jusqu‘au élections législatives, mais n’avoir pu tenir tête jusqu’au bout à Poutine (il n’a pas même pas essayé de déposer sa candidature pour l’élection présidentielle).

N° 4 - le leader du Parti national-bolchevique, Edouard Limonov, pour ne pas garder sa langue dans sa poche malgré l’interdiction de son parti.

N°5 - le coordinateur du mouvement jeunesse Oborona, Oleg Kozlovski, pour son engagement politique, qui lui a valu d’être embarqué de force pour faire son service militaire, alors qu’il n’a pas fini ses études.

N°6 - une des organisatrices des marches du désaccord, membre du Front civique unifié, Marina Litvinovitch, pour son activisme pour les droits de l’homme et son action auprès de Garry Kasparov.

N°7 - l’ancien député indépendant (du parti républicain), Vladimir Ryjkov, à qui Poutine n’a laissé aucune chance de défendre sa place lors des législatives de décembre.

Image : Marina Litvinovitch, source Svobodanews.ru

Mort pour ses idées

Une nouvelle victime du régime poutinien vient de succomber à ses blessures. A la veille de la marche du désaccord du 23 novembre à Moscou, Iouri Tchervotchkine, membre actif du Parti national-bolchevique et membre de la liste l’Autre Russie à l’élection législative, a été battu à mort par quatre agents de la direction de lutte contre le crime organisée (OuBOP). Une heure avant son agression, se sachant suivi, il a téléphoné à la rédaction de Sobkorr.ru pour donner leurs noms. Il les connaissait bien, car ils l’avaient déjà arrêté plusieurs fois, lors de différentes actions, notamment pour la défense des droits de l’homme. Fait troublant, pouvant confirmer la thèse d’un passage à tabac par les agents de l’OuBOP : rien n’a été dérobé après l’agression (ni l’argent, ni le téléphone portable, ni les documents). Malgré une très lourde opération, le traumatisme crânien de Iouri Tchervotchkine était trop important et il a succombé à ses blessures aujourd’hui.

Alexander Averine, membre du Comité exécutif de la coalition l’Autre Russie a notamment déclaré que l’attaque de Tchervotchkine était liée aux répressions du régime de Poutine contre les Marches du désaccord.

Il faut que chacun sache qu’aucune opposition n’est tolérée en Russie.

Source : Novaïa Gazeta et le blog des Marches du désaccord

Bienvenue à Saint Pétersbourg !

Par Aurialie le 25.11.2007 à 20h59

Les manifestants de l’Autre Russie ont eu quelques difficultés à faire entendre leurs revendications aujourd’hui à Saint Pétersbourg. Les forces de l’ordre étaient très nombreuses et prêtes à embarquer toute personne criant des propos anti-Poutine (au moins 200). A voir : ces quelques photos montrant la réalité de la Russie de Poutine.

Quel choix pour l'Autre Russie le 2 décembre ?

Par Aurialie le 03.11.2007 à 01h55

Dans un mois, les électeurs russes sont appelés aux urnes pour renouveler les députés de la chambre basse du Parlement. Comme déjà mentionné ici, l’Autre Russie n’a pas été autorisée à présenter sa liste de candidats par le comité central électoral. Une question se pose alors aux sympathisants de la coalition d’opposition : comment exprimer son choix le 2 décembre ?

Deux possibilités sont discutées dans les forums et blogs (notamment ceux des Marches du désaccord) : boycotter l’élection ou, comme le montre ce dessin animé de Aleks, écrire l’Autre Russie sur les bulletins, qui seront alors comptabilisés comme nuls. Si il y a plus de 40% de bulletins nuls, l’élection sera invalidée, mais personne ne s’attend à voir un tel score. Et comble du malheur, avec une telle stratégie, le parti de Poutine, Russie Unie, obtiendrait un résultat encore plus élevé. Mais y a-t-il une autre solution pour les partisans de l’Autre Russie ?

Fermeture arbitraire de la Maison des journalistes

La Maison centrale des journalistes de Moscou a été condamnée à trois mois de fermeture administrative pour non-respect des principes de sécurité anti-incendie. Si le secrétaire général de l’Union des journalistes, Igor Iakovenko, ne nie pas ces faits, il souligne que la plupart des immeubles de Moscou ne respectent pas ces principes. Alors pourquoi les condamner eux et pas les autres ? Tout simplement parce que la Maison des journalistes a servi de locaux à l’organisation d’une conférence de l’Autre Russie.

Un jour avant l’investigation des pompiers, ce sont des policiers qui sont venus vérifier les rapports comptables pour savoir quels étaient leurs liens financiers avec la coalition politique de Garry Kasparov, Mikhaïl Kassianov et Edouard Limonov.

Igor Iakovenko va bien évidemment faire appel de cette décision, car la Maison des journalistes ne se remettrait pas d’une fermeture de trois mois. L’activité serait paralysée et les locaux deviendraient inutiles. Encore un nouvel exemple de l’autoritarisme d’un pouvoir qui cherche à étouffer toute opposition.

Source : Kasparov.ru

Théâtre de propagande

Par Aurialie le 14.10.2007 à 01h52

 ?????????? : Spoutnitsi - ??????????? ???? ? ??????? ??????????? ????????, ???????????? ????????? ? ????????, ? ??? ????? ??? ??????.

Après cette petite annonce pour les russophones, qui pourraient croire que ce site est pro-Poutine en regardant les titres et photos, présentons maintenant la nouvelle action des Nachis qui se lancent dans la promotion de spectacle politique pour rallier les foules à leur cause.

Depuis le 2 octobre, la pièce de théâtre intitulée L’autre Russie, créée et jouée par la troupe de Bobrouïsk (Biélorussie) ?????? ???????? (Singe crevé), est montrée dans différentes villes russes - Moscou, Tver, Velikiy Novgorod, Penza - avec la bienveillance des autorités russes et de la jeunesse poutinienne. Son sujet : un certain Oncle Sam veut voler la Russie et son pétrole, et pour cela, il est assisté de quelques hommes politiques de l’opposition - Mikhaïl Kassianov ("Micha Deux Pour Cent", "Dieu de l’opposition"), Édouard Limonov ("fasciste, citoyen français et membre de l’opposition"), Garry Kasparov ("le cerveau de l’opposition") et Irina Khalkha ("âme de l’équipe, sans le sou") - et d’hommes d’affaires - Mikhaïl Khodorkovski ("l’icône de l’opposition"), Boris Berezovsky ("le diable chauve, Satan en personne, marionnettiste de la contestation") et Leonid Nevzline (également "marionnettiste"). Lorsque Kasparov et Limonov essayent de vendre la Russie et d’installer le peuple russe dans des maisons en carton, un détachement de Nachis arrive pour sauver le pays...

Quatre heures de propagande, que tout citoyen déjà conditionné par les médias, appréciera sûrement avec enthousiasme.

Principale source : Vzgliad

Réparations urgentes, donc étranges

Depuis le 5 août, la coalition politique l’Autre Russie organise des primaires dans différentes villes de la Fédération pour choisir le candidat qui la représentera à l’élection présidentielle de mars 2008. Jusqu’à présent, le processus se déroulait sans incident majeur, mais les dernières étapes vont s’avérer plus difficiles.

Quatre villes, quatre refus : le Conseil législatif de la ville de Tcheliabinsk a refusé la tenue de la conférence de l’Autre Russie qui devait se tenir aujourd’hui pour cause de travaux. Sergueï Darjine, gouverneur du Krai de Primorsk, a interdit une de leurs réunions à Nakhorka. Le comité de Nijni Novgorod a reporté la date de ses primaires car les autorités locales ont fait pression sur le directeur de la Maison de la culture de la ville pour qu’il refuse leur venue. Enfin, il y a quelques heures le cinéma Spoutnik de Moscou a annulé la conférence de l’Autre Russie, deux jours avant sa tenue, pour cause de travaux…Pourtant la location de la salle avait été réglée. Mais la cellule moscovite a plus d’une salle dans son sac et va donc finalement se réunir au complexe hôtelier d’Ismaïlovo.

Rappelons que l’Autre Russie n’a aucune garantie quant à la possibilité de présenter un candidat à l’élection présidentielle puisque que son enregistrement comme parti politique apte à concourir à l’élection législative de décembre 2007 a été refusé. Des bâtons dans les roues, des coups de bâtons pendant les manifestations, … l’Autre Russie va devoir continuer courageusement son chemin de croix avec son bâton de pèlerin.


MAJ (08/09, 16h) : Nouveau refus pour l’Autre Russie Moscou, les primaires n’auront pas lieu à Ismaïlovo et sont reportées d’une semaine, faute de lieu de réunion.

Sotchi : des jeux écologiques ?

Par Aurialie le 24.08.2007 à 23h58

Ce n’est pas ce que semble penser Greenpeace, inquiet des conséquences des travaux qui vont être entrepris pour construire les nombreuses infrastructures nécessaires à un événement tel que les Jeux Olympiques d’hiver. Destruction d’une partie de la réserve naturelle du Caucase Ouest, site protégé par l’Unesco où vivent des espèces végétales et animales rares, construction d’une deuxième centrale thermique et d’une ligne de chemin de fer à grande vitesse, … les raisons de leur inquiétude sont nombreuses et réelles.

Une première réponse a été apportée par les autorités russes, par le biais du Service fédéral des forêts de Russie (Rosleskhoz) qui s’est engagé à contrôler les forêts dans le territoire de Krasnodar par satellite. Le service veillera notamment à ce que les constructeurs des ouvrages olympiques respectent la législation forestière en vue de protéger les écosystèmes de Sotchi et du territoire de Krasnodar. Mais l’association écologique souligne que la législation concernant les parcs nationaux et réserves naturelles a été allégée, justement pour ne pas gêner la candidature de Sotchi à l’organisation des JO.

Des habitants de Sotchi sont préoccupés par le fait que des routes vont être élargies, impliquant le déplacement d’une partie de la population locale. Des militants de l’Autre Russie, qui manifestaient jeudi dans la future ville olympique, ont été arrêtés et les tracts et journaux de propagande ont été saisis pour vérifier s’il n’y avait pas des éléments extrémistes.

La lutte entre les autorités et les opposants au régime ne fait que commencer à Sotchi.

Photo : Réserve naturelle du Caucase, source Greenpeace,

Contestation en musique

Après les marches, une vidéo, des drapeaux, des stickers et bannières Internet, voilà maintenant la musique de Ceux-qui-ne-sont-pas-d’accord. La compilation regroupe 38 titres de différents groupes, de différents styles, choisis par un membre du Parti national-bolchevique. Ces groupes ne sont pas forcément membre de la coalition l’Autre Russie, mais leurs chansons reflètent la vision du mouvement politique sur la situation actuelle en Russie. Comme le rock dans les années 80 au temps de l’Union soviétique, leur musique est considérée comme un souffle de liberté, l’étendard de la protestation.

Sur cette compil’, on peut notamment entendre la version live de Quand il n’y aura plus de pétrole de DTT, plusieurs chansons sur Poutine, des titres intitulés Démocratie - Oui !, les Enfants de la guerre, la Vie dans un État policier, Liberté, … Tout en programme, librement téléchargeable ici.

Un clip pour rien ?

Par Aurialie le 30.07.2007 à 19h13

Lors de sa IIe conférence, l’Autre Russie a présenté un clip officiel montrant des images des différentes marches du désaccord sur une musique répétitive, rappelant celle de Steve Reich. La qualité du film est assez médiocre et n’atteint pas forcément l’objectif souhaité. Ressemblant aux films de propagande soviétiques des années 30, tels ceux de Sergueï Eisenstein (par exemple, Octobre, 10 jours qui ébranlèrent le monde), la musique angoissante, digne d’un film d’horreur des années 80, fait monter la tension inutilement, rendant le mouvement peu sympathique. Ne serait-ce pas des hordes sanguinaires qui s’abattraient sur la Russie pour renverser le pouvoir et mettre le pays à feu et à sang ? Telle serait la question qu’on pourrait se poser, si on ne connaissait pas le fond totalement démocratique de l’Autre Russie. Si Soros ou un autre think tank américain leur donne de l’argent, apparemment celui-ci n’a pas servi à engager un pro du marketing.

Dernières nouvelles de l'opposition

Alors que Vladimir Boukovski vient enfin d’ouvrir un site Internet pour sa candidature à l’élection présidentielle de mars 2008 (un blog existait déjà),l’Autre Russie annonce la mise en place de primaires permettant de choisir l’unique candidat de l’opposition.

Jusqu’au 25 septembre, des conférences régionales vont être organisées pour débattre et choisir le candidat qui sera le plus à même de battre le successeur plus ou moins désigné de Poutine. Ce sont déjà proposés pour relever le défi : Vladimir Boukovski, Victor Guerachtchenko, Sergueï Goulaev, Guennadi Ziouganov, Mikhaïl Kassianov, Grigori Iavlinski , Vladimir Ryjkov et Oleg Chenine. Les sept premiers ont déjà été présentés sur ce blog (notamment ici et ), reste à présenter Oleg Chenine, qui pour faire court, représentera le Parti communiste de l’Union soviétique (qui existe toujours malgré l’effondrement de l’URSS), dont il est membre depuis 1962. Ce monsieur ne va surement pas récolter beaucoup de suffrages lors de ces primaires.

Une fois que toutes les réunions régionales auront eu lieu, leurs délégués vont se retrouver à Moscou pour élire le candidat final par un vote direct à bulletin secret. Il faut donc attendre fin septembre pour connaître le grand représentant de l’opposition. L’Autre Russie n’a pas dit son dernier mot.

Bilan de la 2e conférence de l'Autre Russie

Par Aurialie le 09.07.2007 à 22h55

Courrier International, dans sa rubrique "actualités", mentionne aujourd’hui un article de Nezavissimaïa gazeta, faisant un bilan de la 2e conférence de l’Autre Russie, qui s’est tenue ce week-end. Extraits :

La deuxième conférence de L’Autre Russie s’est tenue à Moscou les 7 et 8 juillet. Cette conférence a marqué l’effondrement de cette coalition d’opposants au régime de Poutine, qui s’était constituée dans la perspective de l’élection présidentielle de mars 2008. "Si la conférence de l’an dernier avait réuni 350 participants, dont des ambassadeurs de puissances étrangères, cette fois-ci son radicalisme n’a attiré qu’une cinquantaine de personnes, dont les deux tiers étaient des journalistes", rapporte la Nezavissimaïa Gazeta, quotidien moscovite d’opposition libérale.

De nombreux leaders de l’opposition, tels le député Vladimir Ryjkov, l’ex-conseiller économique de Poutine Andreï Illarionov ou l’ancien Premier ministre Mikhaïl Kassianov ont brillé par leur absence, tout comme l’ambassadeur britannique Anthony Brenton, pourtant connu pour ses relations avec L’Autre Russie. De leur côté, l’ex-champion d’échecs Garri Kasparov et le dirigeant du parti national-bolchévique Edouard Limonov, deux personnalités dirigeantes de la coalition, ont soigneusement évité d’avoir à se parler.

Avant même l’ouverture de la conférence, les dissensions au sein de la coalition étaient apparues au grand jour, notamment à propos de la désignation d’une candidature unique de l’opposition radicale. Après s’être porté candidat, Kassianov a décidé de quitter les rangs de L’Autre Russie.

L’effondrement de la coalition ne surprend pas le politologue russe Dmitri Orechkine, cité par la Nezavissimaïa Gazeta, rappelant que "depuis le début, on a dit qu’il serait difficile de faire vivre une coalition tiraillée par des tendances aussi différentes et antagonistes."

Ce qui n’est pas dit dans l’article, c’est que des primaires vont être organisées en automne pour désigner le candidat unique qui va représenter la coalition. L’espoir meurt en dernier, comme dit le célèbre proverbe.

Vous avez dit "oppposition" ?

Par Aurialie le 04.07.2007 à 23h38

Sur les 1.500 personnes interrogées dans l’ensemble de la Russie par le fonds Opinion Publique, 56% estiment que l’existence d’une opposition politique est indispensable dans leur pays (12% pensent le contraire). Il y a trois ans, les pourcentages s’élevaient respectivement à 49% et 7% (le nombre d’indécis était alors plus élevé - 44% contre 32% cette année). Les personnes qui sont le plus convaincues de la nécessité d’une opposition politique sont celles ayant fait des études supérieures (74%) ou ayant un gros revenus (64%) et les Moscovites (67%).

Toutefois, ils ne sont que 48% à penser qu’une opposition politique existe en Russie (19% qu’elle n’existe pas). Sur ces 48%, 14% sont incapables de citer un mouvement d’opposition, 24% citent le Parti communiste, 13% le Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR), 7% Iabloko (parti libéral), 5% l’Union des forces de droite (SPS), 2% Russie juste, 1% l’Autre Russie (eh oui seulement), 1% Russie Unie (parti de Poutine(!)). Concernant les personnalités de l’opposition, les répondants ont nommé par ordre décroissant : Guennadi Ziouganov (PC - 19%), Vladimir Jirinovski (LDPR - 11%), Grigori Iavlinski (Iabloko - 6%), Irina Khakamada (affiliée SPS - 3%), Boris Nemtsov (SPS - 2%), Sergueï Mironov (Russie juste - 2%), Mikhaïl Kassianov (Union populaire et démocratique russe - 1%), Garry Kasparov (Autre Russie - 1%), Sergueï Glaziev (Narod - 1%),…

Enfin, à la question ouverte "comment comprenez-vous l’expression "opposition politique"" ?, les réponses sont les suivantes :
- 18% pensent que ce sont des opposants politiques qui agissent contre le président, le gouvernement et le parti au pouvoir
- 6% des adversaires idéologiques agissant contre le pouvoir, le président, le gouvernement et le parti au pouvoir
- 6% une lutte de points de vue
- 4% une lutte entre partis, hommes politiques.
- 3% une lutte pour le pouvoir
- 1% un principe démocratique
- 1% un jeu politique
- 1% cite des personnes, des partis
- 1% exprime une opinion négative ("ce sont des bandits", "des beaux-parleurs", "des bons à rien", …)
- 56% n’ont pas donné de réponse.

Ce sondage, qui ne porte que sur 1.500 personnes je le rappelle, n’est pas de bonne augure pour l’Autre Russie : pour être réellement considérée comme une force d’opposition importante dans le pays, une seule solution - l’union. Une présence plus notable dans les médias l’aiderait également à se faire connaître du grand public, notamment celui qui n’a pas accès à Internet.

Plus on est de fous ...

Par Aurialie le 27.06.2007 à 20h03

Le meilleur moyen de se présenter à une élection présidentielle quand on fait partie d’une coalition ayant plusieurs candidats possibles est encore de créer son propre parti politique. C’est ce qu’a fait Sergueï Gouliaev, ancien membre de l’Autre Russie, en fondant le Mouvement de libération national russe (Narod - Peuple). Il met en avant trois valeurs fondamentales - la renaissance nationale, la liberté et la justice – et défend les principes suivants :

- Cesser le processus de dégradation de la civilisation russe et créer les conditions de préservation et de développement du peuple russe (peuples de souche inclus), de sa culture, sa langue et son territoire historique.
- Rendre au peuple le pouvoir : élections libres directes du président, des chefs des régions, des membres du Conseil de la Fédération et des députés de la Douma d’Etat, contrôle civil sur toutes les institutions du pouvoir, large réforme politique, …
- Affirmer l’indépendance et l’électivité des juges, procureurs, commissaires de police de quartier.
- Permettre à chacun de se défendre (et donc d’avoir une arme à feu)
- Rendre irrecevables les actes unilatéraux d’amnistie pour les participants aux combats en Tchétchénie. Les participants aux hostilités du côté des forces fédérales doivent être libérés de toute poursuite.
- Engager la responsabilité des personnes à l’origine de l’adoption d’acte législatif ou autre causant un préjudice à l’Etat et à ses citoyens. Une loi sur la lustration sera adoptée.
- Reconnaître la priorité de la dette intérieure sur la dette extérieure : la perte des dépôts des citoyens russes en 1991-1992 doit être compensée. Les privatisations de 1992 à 2006 sont jugées illégales et seront donc revues.

- Mener une politique migratoire raisonnable.
- Reconnaître la souveraineté et le droit à l’autodétermination des pays, qui sont nos alliés historiques, en particulier, la Transnistrie, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud.
- Interdire les corporations d’Etat et les monopoles naturels de posséder les médias.
- Moderniser technologiquement l’économie grâce aux surprofits du pétrole, investissements de l’Etat dans la science et la formation.
- Aider les PME : allègement d’impôt et diminution des contrôles de l’Etat.

La question est maintenant de savoir si l’Union des forces de droite (SPS) décide de lancer un candidat (notamment Nikita Belikh) dans la bataille présidentielle ou bien s’il se rallie au (futur) candidat (unique ?) de l’opposition démocratique (éventuellement celui de l’Autre Russie). La liste des présidentiables sera alors peut être complète.

Source photos : Gulyaev.org etAPN

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