Tous les articles sur le mot clé : cinéma

Le nouveau souffle du cinéma russe

Par Aurialie le 16.03.2008 à 18h00

Le cinéma russe était à l’honneur ce week-end, avec 5 films en compétition dans différents festivals franciliens. Le travail de Larisa Sadilova, Nitchevo Litchnovo (Rien de personnel) a été présenté au 30e Festival International de Films de Femmes de Créteil. Il raconte la mission d’un détective privé chargé d’observer la locataire d’un appartement.

Voskresenie (Résurrection) de Piotr Zabelin, narrant l’histoire d’une jeune femme fanatique, s’apprêtant à commettre un attentat, a été sélectionné au 6e festival Paris tout court (auquel participent 28 pays).

Les documentaires sont également présents, avec deux nominés au 3e Festival Européen du Film Indépendant 2008, organisé à la BnF : La guerre des mères de Tatiana Kroll (sur les évènements en Tchétchénie) et Le monstre de la mer Caspienne.

Et enfin dernier sélectionné, au festival Cinéma du réel du Centre Pompidou : Moskva de Bakour Bakouradze et Dmitri Mamoulia, racontant la vie de migrants kirghizes en quête d’un travail à Moscou.

Le film d’Andrei Zviaguintsev, Izgnanie (le Bannissement), relatant un drame familial, sorti début février, est également toujours visible dans quelques salles. L’acteur principal, Konstantin Lavronenko, avait été récompensé du Prix d’interprétation masculine à Cannes en 2007.

Nikolaï Nikitine, un des organisateurs du 3e Zurich Film Festival (octobre 2007), où la Russie était à l’honneur avec huit films, soulignait le souffle revigorant venant du cinéma russe. Il explique que la Russie est le 2e pays producteur de films en Europe, après la France, et le pays où le marché cinématographique affiche actuellement la plus forte croissance au monde. "Les réalisateurs russes sont en phase de recherche, ajoute-t -il. Ils multiplient les expérimentations, et l’on peut observer dès le deuxième ou le troisième film une véritable évolution. (…) L’histoire de la Russie est marquée par la répression. Les hommes ont toujours aspiré à la liberté intérieure, mais jusqu’à présent, ils ne l’ont pas encore vraiment trouvée. De nombreux films prennent pour sujet la liberté, s’interrogeant sur sa signification profonde pour l’être humain."

Avec des financements de plus en plus importants, le potentiel du cinéma russe semble donc énorme, espérons qu’il ne se "blockbusterise" pas.

Poutine acteur, non ! Poutine héros, oui !

Par Aurialie le 07.02.2008 à 00h05

"Je suis désolé Vladimir Vladimirovitch [Poutine], mais vous n’avez pas passé le casting pour le rôle principal...", dit le réalisateur ou producteur du film Un baiser, non pour la presse à un Poutine tout déçu, dans ce dessin de Sergueï Elkine.

Et pourtant il n’est pas difficile de deviner qui se cache derrière le simple citoyen de Saint-Pétersbourg, parlant couramment allemand, qui a atteint les hauts sommets de la politique, dans Un baiser, non pour la presse qui sort juste avant la Saint Valentin. Poutine, héros d’un film, héros d’un peuple, héros d’un jour, héros pour toujours.

''L'ironie du sort'' - le film du Nouvel an

Par Aurialie le 31.12.2007 à 00h06

Depuis plus de trente ans, tous les ans pendant les fêtes de fin d’année, la télévision russe diffuse le film Ironia soudby ili S liogkim parom ( ?????? ?????? ??? ? ?????? ?????). L’histoire de cette comédie est simple : tous les ans des amis vont aux bains à la veille du nouvel an. Ils boivent beaucoup, surtout que l’un d’eux, le très sérieux chirurgien Jenia, enterre sa vie de garçon. Ils ont tellement bu qu’ils reconduisent à l’aéroport non pas celui qui habite à Leningrad, mais le moscovite Jénia, tout endormi. A son arrivée à Leningrad, encore à moitié endormi, il monte dans un taxi qui le conduit à l’adresse indiquée. Il entre dans un immeuble puis dans un appartement en tout point pareils aux siens (c’est l’uniformité soviétique...) et croyant être chez lui se jette sur le lit. Quelques minutes plus tard entre la vraie propriétaire des lieux, Nadia, qui attendait son fiancé, peu sensible à l’humour de la situation. Commencent alors les quiproquos et les imbroglios !

Et bien, comme nos Bronzés il y a deux ans, la suite d’Ironie du sort est sortie il y a quelques jours, racontant la vie des héros trente ans plus tard : la fille de Nadia retrouve, par hasard dans son lit, le fils de Jénia ivre… Et comme pour nos Bronzés, les critiques des spectateurs sont plutôt mitigées, entre le plaisir de voir la suite des aventures de leurs héros préférés et la déception devant ce deuxième opus. Euh oui, difficile de faire une suite réussie...

La première partie du film se trouve ci-dessus, la deuxième ici.

Dostoïevski, psychologue de notre temps

Par Aurialie le 11.11.2007 à 03h59

Il y a 186 ans (selon le calendrier grégorien, 30 octobre selon le calendrier julien) naissait un des plus grands auteurs russes, Fiodor Dostoïevski. A notre époque, ses romans inspirent des réalisateurs, trois films sortis dernièrement le prouvent. Paranoid Park de Gus van San évoque le cas de conscience d’un jeune skateur qui tue accidentellement un agent de sécurité, reprenant ainsi le thème de la culpabilité, magnifiquement dépeint dans Crime et Châtiment.

Le rêve de Cassandre de Woody Allen et les Promesses de l’ombre de David Cronenberg, plongée dans la mafia russe d’Angleterre, ont un goût des Frères Karamazov. D’ailleurs, le réalisateur de History of Violence et l’un des principaux acteurs, Viggo Mortensen, avouent avoir lu Les Possédés pour pénétrer au cœur du tempérament russe et sont d’accord avec un journaliste des Inrocks qui décrit Les Promesses de l’ombre comme "un film de mafia mâtiné de Dostoïevski".

Dostoïevski, écrivain du XIXe siècle, a su parfaitement décrire la nature humaine et ses tourments. Friedrich Nietzsche avait justement déclaré : "Dostoïevski est la seule personne qui m’ait appris quelque chose en psychologie."

La saison sera biélorussienne

Par Aurialie le 09.11.2007 à 23h10

Mercredi à la Maison d’Europe et d’Orient a été inauguré le centre culturel libre de Biélorussie, premier événement d’Une saison biélorussienne. Cette manifestation est organisée du 7 au 26 novembre en partenariat avec l’Ambassade de France en Biélorussie, Belprojet, la Fondation Européenne de la Culture, Perspectives Biélorussiennes et Office for a Democratic Belarus. Et elle promet d’être riche : expositions de photographies, projection de films, débat, rencontre, lecture sont prévus pendant ces 20 jours.

A noter notamment, lundi 12 novembre à 19h, le débat sur la société civile et les droits de l’Homme en Biélorussie, animée par Perspectives Biélorussiennes, avec la participation de membres d’Amnesty International, de la Fédération internationale des droits de l’Homme, de Reporters sans frontières et du groupe d’amitiés franco-biélorussiens de l’Assemblée nationale. Ainsi que la soirée cinéma du 19 novembre à partir de 17h.

Source : photo d’Artour Klinau, peintre, architecte et fondateur-rédacteur en chef de la revue pARTisan

Chnour a dit "Votez blanc"

Par Aurialie le 01.11.2007 à 00h49

Leningrad et son célèbre chanteur Sergueï Chnourov prêtent leur talent à la bande son d’un nouveau film russe, le Jour des élections (" ???? ???????"), comédie sur la campagne pré-électoral d’un énigmatique oligarque.

Dans la chanson "Elections ! Elections ! Les candidats sont des p*** ", Chnour invite les Russes à aller voter… blanc : "(...) Eh la conscience monte !/ Et voilà le grand jour/ on m’a donné un bulletin de vote/je le prends et mets une croix. Eh !/ Je vote contre tous !/ Eh eh ! Je ne joue pas avec des c***/ Je ne vous élirais pas"

Alexandra d'Alexandre Sokurov

Par Aurialie le 26.09.2007 à 00h05

Chaque année, ce sont deux à trois films russes qui sortent en France. J’ai déjà annoncé Itchkéri Kenti (film français tourné clandestinement en Tchétchénie) et l’Italien d’Andreï Kravchouk. La fin de l’année est proche, le troisième film devait arriver rapidement et ce sera Alexandra, le dernier Alexandre Sokurov, sélection officielle du Festival de Cannes 2007.

L’histoire : La République de Tchétchénie de nos jours, dans un campement de régiments russes. Alexandra Nikolaevna vient rendre visite à son petit-fils, l’un des meilleurs officiers de son unité. Elle passe ici quelques jours et découvre un autre monde. Il n’y a dans ce monde d’hommes, ni femmes, ni chaleur, ni confort. La vie quotidienne y est miséreuse ; les sentiments ne s’y expriment pas. A moins que les forces et le temps ne manquent pour ces derniers. Ici, chaque jour, chaque minute, des questions de vie ou de mort se résolvent. Néanmoins, ce monde est peuplé d’êtres humains.

Malheureusement, comme l’Italien en son temps (avec Taxi 4 et la Môme), Alexandra va affronter des poids lourds, notamment 99 F et la biopic de Ian Curtis Control.

A lire les critiques du film et à voir des extraits, avant ou après le visionnage du film !

Source : AlloCiné

Lavronenko - Prix d'interprétation masculine à Cannes

Par Aurialie le 27.05.2007 à 20h40

Le palmarès du jury du 60e Festival de Cannes est tombé et la Russie ne rentre pas les mains vides : l’acteur Konstantin Lavronenko a obtenu le Prix d’interprétation masculine pour son rôle dans le film Le Bannissement ( ????????) d’Andreï Zviaguintsev.

L’histoire (source Allociné) : Un homme, sa femme et leurs deux enfants, quittent une cité industrielle pour la campagne d’où est originaire le mari et s’installent dans la vieille maison du père de celui-ci. En contraste avec le lieu d’avant (la ville qui enjolive les rapports entre les personnages), le nouveau lieu est donc la Nature, une nature envoûtante. Et personne ne retiendra la main du père levée sur son fils. Aucune voix ne sera entendue, le fils ne sera pas remplacé par l’agneau. Car celui qui brandit le couteau n’entend pas, ses yeux ne voient pas, son coeur est sec. Mais sa foi en la "loi" de la fierté humaine est aussi violente qu’insatiable. Comme n’importe quel film, Le Bannissement parle, quelle qu’en soit la manière, de nous tous : de gens beaux et charitables plongés dans des circonstances tragiques et sans issue.

Autre succès pour le cinéma d’Europe de l’Est : la Palme d’Or est attribué au réalisateur roumain Cristian Mungiu pour 4 mois, 3 semaines et 2 jours (4 Luni, 3 Saptamini Si 2 Zile), qui raconte l’avortement clandestin d’une jeune roumaine en 1987.

Source image : film.ru et Allociné

Cannes se penche sur le cas Litvinenko

Par Aurialie le 24.05.2007 à 00h22

Cannes, son festival, ses paillettes, son glamour, … et parfois ses films politiques, comme par exemple, Yol (Palme d’or en 1982) du Turque Yilmaz Güney, qui dictait ses directives à son assistant de sa prison, ou Fahrenheit 9/11 de Michael Moore (Palme d’or en 2004).

Cette année, la sensation politique est la sélection, au dernier moment, d’un documentaire hors compétition sur Alexandre Litvinenko, qui a connu une fin tragique par empoisonnement au polonium en novembre 2006 à Londres, et sur les personnes qui essayent de faire vivre une presse libre en Russie. Ce reportage, réalisé par Andreï Nekrassov, ancien assistant d’Andreï Tartovski et intitulé Rébellion : l’affaire Litvinenko, met en cause directement les services secrets russes et le régime de Vladimir Poutine dans la mort de l’espion russe repenti. La sortie de ce documentaire tombe à pic : les autorités anglaises demandent l’extradition d’Andreï Lougovoï, principal suspect dans cet affaire d’assassinat. Moscou refuse cette extradition.

Source : Yahoo.news et Figaro (notamment photos : Dunham/AP et AFP)

Alexandre Sokourov à l'honneur

Par Aurialie le 20.04.2007 à 15h43

Alexandre Sokourov sera incontournable ce printemps en France pour les cinéphiles. La Cinémathèque française a inauguré il y a deux jours la rétrospective dédiée à ce cinéaste russe, qu’elle présente comme "le type même du cinéaste artiste et visionnaire, plasticien époustouflant dont l’inspiration se joue des distinctions entre la fiction et le documentaire", par la diffusion de la voix solitaire de l’homme. Jusqu’au 2 juin 2007, du mercredi au dimanche, tous les films, documentaires et élégies de Sokourov seront diffusés, pour le grand plaisir des cinéphiles russophiles.

Alexandre Sokourov sera ensuite présent au 60e Festival de Cannes où son film Alexandra a été choisi pour faire partie de la sélection officielle. Ce long métrage raconte l’histoire d’une grand-mère qui rend visite à son petit-fils, officier affecté en Tchétchénie, et se lie d’amitié avec un groupe de femmes tchétchènes. Le réalisateur est étonné de cette sélection et a notamment déclaré : "Mes films se situent en marge des grands festivals et des objectifs commerciaux et ne devraient pas en définitive attirer l’attention de tels festivals cinématographiques. Et il ne me reste qu’à m’étonner de ce que mon travail soit pour la cinquième fois nominé au festival de Cannes."

A noter, un autre cinéaste russe a également été sélectionné : Andreï Zviaguintsev pour son film Izgnanié (Le Bannissement).

Et vous, vous êtes invité ?

Par Aurialie le 04.04.2007 à 23h43

Demain c’est la grand fête d’investiture de Ramzan Kadyrov. Et le président de la Tchétchénie a vu forcément grand pour son sacre. Mille cinq cents invités sont conviés : des politiques (dont le leader ultranationaliste Vladimir Jirinovski), des stars (notamment le Russe Filipp Kirkorov et notre chanteuse nationale Patricia Kaas, qui aurait décliné l’invitation – heureusement) et sûrement des centaines de policiers (car Kadyrov fils, dont le père est mort dans un attentat, n’a pas mal d’ennemis dans la République caucasienne).

En tout, 16 millions de roubles, soit plus de 460.000 euros, vont être dépensés, ce qui n’est finalement pas beaucoup par rapport aux 3,5 millions d’euros gaspillés utilisés pour le congrès d’investiture du candidat UMP pour la présidentielle, Nicolas Sarkozy.

Sinon, et ça n’a rien à voir, Andreï Tarkovski aurait eu aujourd’hui 75 ans (si il n’était pas décédé il y a 21 ans). Nombreux sont ceux qui le considèrent comme un maître du 7e art, ce qui n’est pas étonnant avec des chefs-d’œuvre, telles que Andreï Roublev, Solaris ou le Sacrifice.

Ramzan Kadyrov n’a pas dû beaucoup voir ou lire Tarkovski, qui a notamment déclaré : celui qui trahit une seule fois ses principes perd la pureté de sa relation avec la vie. Tricher avec soi-même, c’est renoncer à tout, à son film, à sa vie. Kadyrov va-t-il arrêter ses crimes maintenant qu’il s’est purifié à la Mecque ?

Photo : Grozny doit être belle pour l’investiture de son chef (source : Kunstkamera)

L'Italien est russe

Par Aurialie le 12.02.2007 à 20h59

On le sait, les films russes distribués en France sont rares (trois en moyenne par an), donc ne loupez pas la diffusion du film L’Italien d’Andreï Kravchouk qui va malheureusement passer inaperçu parmi les grosses sorties de cette semaine (La Môme, Taxi 4 et le dernier Steven Soderbergh The Good German).

L’Italien, c’est Vania, un petit garçon de 6 ans qui vit dans un orphelinat en Russie. Ses camarades l’ont surnommé ainsi car il doit être bientôt adopté par un couple d’Italiens. Pour tous, c’est la chance d’une vie meilleure.
Un jour, une femme se présente à l’orphelinat et demande la permission de reprendre son fils. Vania se dit alors que sa mère pourrait bien faire la même chose et que s’il part en Italie, ils n’auront plus aucune chance de se revoir. Il décide alors de la retrouver.
Il apprend tout seul à lire et à écrire pour déchiffrer le peu de renseignements contenus dans son dossier gardé sous clé. Avec la complicité d’une adolescente, Vania s’enfuit et grimpe dans un train en direction de la ville, le personnel de l’orphelinat et la police à ses trousses...

Ce film a reçu quatre prix en 2005 : le Grand prix du Festival du cinéma russe à Honfeur, le Grand prix du Festival pour enfants de Berlin, le Prix du public au Festival de Saint-Pétersbourg et le Prix du meilleur film au Festival de Zelbe (Allemagne).

La charmante tête du héros est celle de Kolya Spiridonov. Pour en savoir plus sur lui et le tournage du film , vous pouvez lire le dossier de presse (pdf), où il y a notamment une interview du réalisateur.

Pour ne pas oublier la Tchétchénie

Par Aurialie le 08.02.2007 à 21h49

Ceux qui vivent actuellement à Paris et à Nantes auront la chance ou au moins la possibilité d’aller voir le film de Florent Marcie, Itchkéri Kenti. Le mot " Itchkéri " désignait la Tchétchénie avant la colonisation du Caucase par les tsars à la fin du XVIIIe siècle. C’est aussi de nos jours l’appellation de la Tchétchénie par les indépendantiste. "Kent" en langue tchétchène désigne le jeune homme valeureux, prêt à se sacrifier pour la liberté de son pays. Le titre Itchkéri Kenti signifie donc "Les fils de l’Itchkérie".

Tourné clandestinement en Tchétchénie pendant la première guerre, monté dix ans plus tard pour témoigner d’une histoire oubliée, Itchkéri Kenti est, aux yeux des Tchétchènes, un film symbole. Limiter sa portée à la Tchétchénie serait pourtant réducteur. En France, en Europe, en Algérie, l’intensité des réactions parle d’elle-même : chacun se découvre un peu Tchétchène après avoir vu ce film.

Source : Allo Ciné.
Pour en savoir plus, vous pouvez également lire cet article du Monde.

And the winner is ...

Par Aurialie le 27.11.2006 à 20h23

Hier, le 14e Festival du cinéma russe de Honfleur s’est achevé par le succès de deux films : Loin de Sunset Boulevard ( ?????? ?? ??????- ????????) de l’ Ukrainien Igor Minaiev et L’Île, dernier long-métrage de Pavel Lounguine. Ce dernier a remporté le Prix spécial du jury, le Prix du public et le Prix du meilleur acteur pour la performance de Piotr Mamonov. Quant à Loin de Sunset Boulevard, lui ont été attribués la récompense suprême, le Grand Prix de la ville d’Honfleur, ainsi que le Prix du meilleur scénario (écrit avec Olga Mikhaïlova).

Pavel Lounguine est certainement l’un des réalisateurs contemporains russes les plus célèbres. Il a déjà été primé deux fois au Festival de Cannes pour Taxi Blues en 1990 (Prix de la mise en scène) et La Noce en 2000 (mention spéciale pour l’ensemble des acteurs). Les longs-métrages Un nouveau Russe et Luna Park, qui abordent des sujets délicats (l’évolution du monde des affaires après la chute de l’Union Soviétique pour l’un, le racisme et la violence d’un groupe nationaliste pour l’autre), ont également été récompensés lors de différents festivals.

La suite du palmarès du Festival de Honfleur est le suivant : le Prix du meilleur premier film est revenu à Piter FM ( ????? FM) de Oksana Bytchkova , celui du meilleur documentaire à Dziga et ses frères ( ????? ? ??? ??????) d’Evgueni Tsymbal et celui de la meilleure actrice à Daria Moroz dans Paysage de Nankin ( ?????????? ??????).

Espérons maintenant que l’ensemble de ces films soit un jour diffusé sur nos grands écrans pour pouvoir nous aussi apprécier la qualité du cinéma russophone d’aujourd’hui.

En passant

Par Katioucha le 27.11.2006 à 16h47

On sera content d’apprendre qu’aujourd’hui les moscovites ont eu la chance d’admirer un arc-en-ciel, phénomène météorologique très rare en novembre, l’un des mois les plus sombres de l’année. Une vieille croyance russe assure que les arcs-en-ciel sont un heureux présage. D’ailleurs dans le film  ?????? (L’Arc-en-ciel) de Mark Donskoï, réalisé en 1943, la population d’un village soviétique occupé par les Allemands reprenait espoir à la vue des sept couleurs de l’arc céleste.

Pendant qu’une partie de la population attendra la bonne nouvelle venue du ciel, gageons que l’autre sortira les fourrures et bottes fourrées en espérant que les gelées ne soient pas trop froides.

Russie42
Russie30
Russie37
Russie10
Russie25
Russie43
Russie34
Russie19
Russie01
Russie39
Russie20
Russie09