Tous les articles sur le mot clé : économie

Moscou, plus grand, plus beau

Par Aurialie le 16.09.2012 à 23h06

La photo ci-dessous est une parfaite illustration de la déclaration d’Artemy Lebedev que j’avais relevée dans mon précédent article : "la construction d’une route est comme un rayon de lumière dans un empire sombre".

Cette image représente ce que pourrait devenir Moscou, ou plutôt le Grand Moscou, dans des dizaines d’années. Elle est l’oeuvre des cabinets d’urbanisme français Antoine Grumbach et associés et Wilmotte et associés, lauréats d’une grande consultation menée par les autorités moscovites pour développer la croissance de la capitale russe, notamment via le développement des transports et la construction d’une grande ligne de métro partant du quartier des gares, pour desservir l’ensemble de l’urbanisation existante et nouvelle, prévue sur 50.000 hectares. Zyalt a publié sur son blog les phases d’évolution des différentes lignes.

Antoine Grumbach explique par ailleurs : "Une extension aussi importante supposait de retravailler le centre en détail : trottoirs, éclairage, arbres... Nous croisons cette approche avec celle considérée comme l’ADN de Moscou par les Russes : une ville dans la forêt et une forêt dans la ville."

Les 2 cabinets français ne sont pas seuls pour mener ce gigantesque projet, ils sont associés au russe Sergueï Tkachenko, qui a déclaré : "L’idée principale repose sur le concept "The Joy of Life". Nous voulons apporter une nouvelle qualité de vie à l’agglomération moscovite.
Chaque ville a son identité. Moscou est en train de changer son image et devenir la capitale de l’Eurasie.
(…) Nous avons été les premiers à suggérer de recréer le développement du territoire autour du fleuve. Notre projet a pour but de protéger l’environnement et les espaces verts de la région."

Selon Kevin Bernadi, "sur les cinq prochaines années, l’Etat et la Ville de Moscou projettent d’injecter 35 milliards d’euros pour aménager le Grand Moscou et 15 milliards d’euros pour la réhabilitation et la construction de logements. Mais sur les trois prochaines décennies, ce sont pas moins de 185 milliards d’euros qui pourraient être mobilisés pour repenser le cadre de vie de millions de Moscovites."

Il va donc falloir attendre quelques années pour voir si la réalité ressemblera aux images créées par les urbanistes. Et espérons que les aménagements adéquats seront prévus pour les personnalités à mobilité réduite, car pour le moment, ce n’est pas trop ça.

Source image : Antoine Grumbach

Du pétrole en échange de rien

Par Aurialie le 18.02.2012 à 20h58

Voilà la bande-annonce d’un reportage traitant de la question de la redistribution des revenus issus des richesses de la Sibérie. Son auteur n’est pas un inconnu, c’est Artiom Loskoutov, artiste et organisateur de Monstratsia à Novossibirsk. Il a eu l’idée de ce documentaire de 45 min, mené avec Dmitri Margoline, en roulant sur les routes de Sibérie, car elles ne sont comme elles devraient être (pas assez nombreuses, pas assez bonnes), vu les richesses locales.

Sur le site du film, on peut lire qu’en Sibérie, on trouve 85 % des stocks russes de plomb et de platine, 80 % du charbon et de la molybdène, 71 % du nickel, 69 % du cuivre, 44 % de l’argent, et 40 % de l’or. Et c’est dans le Kouzbass que 50 % de toute la production nationale de la houille est produite, que 90 % du gaz naturel russe et 70 % du pétrole russe y sont extraits. Le budget fédéral profite ainsi des richesses et du travail de la Sibérie, mais les habitants de la Sibérie n’en voient pas la couleur, en tout cas, pas à la mesure de leur contribution au budget. Entre 2010 et 2015, le budget de construction et maintenance des routes en Sibérie est de 2,7 milliards de dollars, la construction d’un nouveau périph’ autour de Moscou - 15,4 milliards de dollars.

C’est pourquoi Artiom Loskoutov a expliqué : "Le réseau actuel des routes interurbaines est surtout fédéral et ne répond pas aux exigences du monde moderne. Une fois nous nous sommes posé la question : quelles routes sont nécessaires à la Sibérie et que faut-il faire pour cela ? Notre film est une tentative de recueillir les réponses." Et les réponses sont données par des hommes politiques, des fonctionnaires, des journalistes et de simples habitants.

Certains estiment que ce reportage nourrit le slogan populiste " ?????? ??????? ??????!" ("Assez de nourrir Moscou !"), d’autres trouvent que le film reflète la position réelle des Sibériens et éclaire l’important problème de distribution des revenus entre les régions.

Les auteurs essaient de diffuser le reportage dans de nombreuses villes actuellement, espérons qu’il soit un jour mis en ligne en totalité sur Internet pour en savoir un peu plus.

PS : Du pétrôle en échange de rien est le titre du reportage d’A. Loskoutov.

Coup de frein à la modernisation

Par Aurialie le 27.10.2011 à 23h41


Il y a un peu plus d’un mois, je publiais un dessin de Bogorad avec le titre "La longue route de la modernisation". Aujourd’hui, de nouvelles embuches vont ralentir le processus de modernisation du pays, tant souhaité par le Président Medvedev, depuis deux ans et la publication de son article "Russie, en avant !" : le budget des nouveaux projets n’est pas prévu, le financement public des instituts d’innovation, du type Solkovo, va être réduit et la commission pour la modernisation va se réunir moins fréquemment.

A lire, cet article de Vedomosti, intitulé "Stop, modernisation".

Source dessin : V.Bogorad

La devinette de Sergueï Elkine

Par Aurialie le 31.01.2011 à 23h06

Malgré sa binette "Innovation", Dmitri Medvedev se demande : "Pourquoi les investissements ne viennent pas chez nous ?" Serait-ce la faute de l’épouvantail Poutine ? En tout cas, le président russe a tenté de séduire et rassurer les investisseurs à Davos la semaine dernière.

Source : Sergueï Elkine

Un coup dans le budget

Par Aurialie le 12.12.2010 à 22h06

Six grosses lettres rouges formant le mot "budget" étaient installées vendredi dans le centre de Kaliningrad. Sur les lettres, on pouvait trouver des scies ... étrange... Comme le montre l’image ci-dessous, les scies permettaient aux passants de couper des bouts de "budget" et de les emporter chez eux.

Cette installation est l’œuvre d’un collectif de Kaliningrad, composé de bloggers et artistes, qui voulaient que les passants puissent ressentir un sentiment de solidarité envers les "fonctionnaires" négligents en faisant comme eux : débiter le budget. Les organisateurs de cette action voulaient en fait pointer du doigt la corruption, qui règnent à tous les niveaux, dans l’élaboration, l’adoption et l’allocation du budget quelque soit l’administration (locale, régionale, nationale).

Et comme le montre l’image ci-dessus, l’installation a eu un peu de succès, bien que le sciage n’était pas si facile.

Source : Novyi Kaliningrad

Ayez confiance !

Par Aurialie le 06.10.2010 à 23h50

Le sujet de l’émission "Ce soir ou jamais" est ce soir "la fin de l’Euro est-elle envisageable ?" et le terme "confiance" est assez souvent utilisé, notamment à cause de la dégradation de l’économie irlandaise et espagnole. Alors cette carte de la confiance dessinée par Sergueï Elkine est on-ne-peut-plus d’actualité, mais pas toujours facile à traduire.

Pour les non-russophones, j’ai tenté de le faire et j’ai donc rajouté des numéros sur la carte pour mieux repérer les traductions.
1- Comme-ci, comme-ça
2- [Aie] confiance ! Ou bien c’est un coup de matraque dans ta face.
3- Peu
4- Perte de confiance
5- Légèrement confiance
6- Du genre, confiance
7- La confiance, il y en a aussi en Afrique
8- Oui, de la confiance
9- Qui les connait ?
10- Vous avez compris vous-mêmes...
11- Ouais, bof
12- Confiance
13- Maman (???)

Je ne sais pas si vous devez faire confiance à ma traduction, mais je pense ne pas m’en être trop mal tirée :-) Mais faut-il faire confiance à nos gouvernements pour sortir de la crise, j’en suis moins sûre...

De la stabilité

Par Aurialie le 17.05.2010 à 23h07

Le conseil du docteur à son patient, l’économie de la Fédération de Russie, est le suivant : "Le principal, un maximum de stabilité". Et pour l’économie française, grecque, espagnole, portugaise, ...?

Source : dessin publié par Vedomosti, trouvé sur le blog de vbb2007
En parallèle de ce dessin, voilà un article de Cyberpresse sur les problèmes de l’économie russe, datant de février 2010.

Les mauvais emprunts restent sur le ventre

Par Aurialie le 15.05.2010 à 01h21

Depuis quelques temps, il n’y a pas que la banque de Russie qui ait besoin de se délester de ses emprunts douteux pour s’envoler vers la fortune...

Source image : iiyama

Made in Russia

Par Aurialie le 07.02.2010 à 02h08

Après la fabrique de pelmini et vareniki, voilà un magnifique reportage photo d’une fabrique de valenki, ces grosses bottes typiquement russes en feutre, à Kaliazine (entre Moscou et Iaroslavl).

Selon l’auteur des photos, Igor Alekseev alias Impostors sur LiveJournal, les valenki, chaudes, pratiques et bon marché, sont de nouveaux populaires en Russie.

Et si l’usine n’a pas de problème de commandes, les salariés ne profitent pas de sa prospérité : locaux usés, air mauvais, salaire moyen de 5.000 roubles.

A voir également, un reportage sur une fabrique de jouets en bois.

Source : Impostors.livejournal.com

Pas facile d'apprendre à flotter

Par Aurialie le 05.01.2010 à 23h09

Le gouvernement russe a décidé de passer en douceur à un cour du rouble fluctuant, a déclaré Vladimir Poutine il y a une semaine. D’où ce dessin de Sergueï Elkine, paru sur Ria Novosti, représentant le Premier ministre russe déclarant à un rouble avec sa bouée : "Allez, voilà, doucement, petit à petit.. tu vas apprendre à nager."

Le petit rouble n’a pas l’air très rassuré...

Egor Gaïdar : la thérapie de choc l'a tué

Par Aurialie le 18.12.2009 à 00h42

Via Courrier International

Mercredi 15 décembre, celui qu’on appellait le "père du capitalisme russe", Egor Timourovitch Gaïdar, économiste et ancien Premier ministre (1991-1993), est décédé brutalement à l’âge de 53 ans, probablement d’une thrombose, dans sa maison de la banlieue de Moscou.

On se souvient de son visage poupin et de sa silhouette ronde. La jeunesse de cet économiste hors du commun ne l’a pas empêché d’endosser la responsabilité inouïe de mettre en œuvre, en 1992, à l’âge de 35 ans, le passage de tout un système planifié et centralisé depuis 70 ans, à l’économie de marché. "Libéralisation des prix, hyperinflation, austérité monétaire, effondrement de l’économie, troc, privatisation : tout cela est lié à son nom", rappelle Gazeta.ru. Une expression emblématique résume l’ensemble : thérapie de choc. Et le quotidien en ligne de citer quelques chiffres éloquents : en 1991, la hausse des prix en Russie est de 160%, en 1992 elle atteint 2 500%, en 1993, 840%, en 1994, 215%. Entre 1991 et 1995 le PIB russe se rétracte de 34,6%. La reprise économique ne s’amorcera qu’en 1997. "Les réformes d’Egor Gaïdar suscitèrent le mécontentement de la majorité de la population, mais il n’y avait pas d’autres voies pour créer une économie de marché en Russie", estiment ses partisans. "Il savait que ses mesures étaient impopulaires, qu’on le montrerait du doigt, mais il en a pris la responsabilité. C’était, en somme, un kamikaze : après cela il a dû renoncer à sa carrière politique", explique Evguéni Iassine, économiste qui a pris la succession de Gaïdar au ministère de l’Economie en 1994.

Et de fait, en décembre 1993, Egor Gaïdar quitte le premier gouvernement de la nouvelle Russie de Boris Eltsine, et entre à la Douma comme député libéral. Il y restera juqu’en 2003. Jusqu’à sa mort, il dirige l’Institut de l’Economie de transition qu’il a fondé. Il est l’auteur de plus de cent publications. Pourquoi un homme jeune et retiré de la politique publique depuis de nombreuses années, qui devait mener l’ "existence idéale" d’un "académicien" qui "écrit ses mémoires et donne des conférences", est-il mort si brutalement ?, s’interroge le chroniqueur Leonid Radzikhovski dans Vzgliad. "Ce n’est pas l’organisme qui a cédé, c’est l’homme, avance-t-il. Un homme qu’une tension intérieure extrême et un stress terrible et constant a littéralement consumé. Sa souffrance pour la Russie a déterminé le temps qui lui restait à vivre."

Photo : Itar-Tass sur Gazeta.ru

Le chiffre du jour : 22,6%

Par Aurialie le 04.09.2009 à 01h01

Au premier semestre 2009, le nombre de voyages des Russes à l’étranger a diminué de 22,6% par rapport à la même période en 2008. La Chine est la plus touchée par cette baisse (-59%), viennent ensuite l’Ukraine (-48%), la Lituanie (-47,5%), la Croatie (-42%), la Thaïlande (-40%), les Emirats arabes unis (-24,4%), l’Italie (-19,7%), la Tunisie (-19,4%), la Turquie (-18,5%), la Grèce (-18,3%), la Finlande (-16,7%), l’Espagne (-16%), la France (-14%) et l’Egypte (-8%).

Irina Tiourina, qui s’occupe des relations presse de l’Union russe de l’industrie touristique, explique que la diminution du nombre des voyages n’est pas seulement lié à la crise financière. Elle est aussi dû à des problèmes locaux. Ainsi, les Russes voyagent moins en Chine, à cause du durcissement des règles douanières (avant les touristes pouvaient compenser une partie du coût du voyage en ramenant des produits chinois). En ce qui concerne l’Ukraine, ce sont les prix élevés, un service mauvais et les différends politiques qui sont en cause. Enfin, la Turquie est touchée par la concurrence egyptienne : les hôtels en Egypte ont baissé leur prix, contrairement aux hôtels turques.

D’autres destinations ont vu le nombre de touristes russes augmenter : Israël (+63% par rapport au 1e semestre 2008 et +95,5% par rapport au 1e semestre 2007), les Etats-Unis (+36%), la Suisse (+26%), la Corée du Sud (+24%), les Pays-Bas (+21,5%), l’Indonésie (+15,5%), la Lettonie (+12%), le Royaume-Uni (+9,5%) et la Bulgarie (+8,6%).

Enfin, certaines destinations ont une fréquentation stable : l’Inde, le Vietnam, l’Allemagne, le Monténégro et Chypre. Tous ces noms de pays donneraient presque envie de partir et s’envoler très loin.

Source : Lenta.ru

Attention humour noir

Par Aurialie le 17.05.2009 à 00h49

Le début de la vidéo commence par le message suivant : "Vous avez été renvoyé ? Vos économies se sont envolées ? Vous n’êtes plus en mesure de rembourser vos crédits ? Le coupable dans tout cela est la crise financière mondiale. Il ne faut pas se décourager, mais tout simplement suivre nos conseils, que des millions de personnes utilisent déjà. Survivez à la crise dans le coma. Le coma est le seul état où vous vous éloignez de vos problèmes, n’est-ce pas ce dont vous avez besoin actuellement ?" ... Un peu de cynisme, tout un programme !

Suivent alors trois moyens pour tomber facilement dans le coma : l’alcool (une bonne cuite comme vous n’en avez jamais eue avant), l’étouffement (avec un sac plastique par ex.), un traumatisme crânien (par le biais d’un accident de voiture).

Cette pseudo-pub se termine par un "vous voyez, il n’y a rien de plus simple" et les avantages à cette situation : l’organisme ne vieillit pas, vous perdez du poids, vous dormez autant que vous voulez, et c’est l’État qui prend à sa charge tous les frais.

Mais bien sûr, il y a un autre message final : Il ne faut pas aller à de tel extrême pour survivre à la crise économique, il faut seulement commencer à gagner de l’argent (s’en suit l’adresse du site internet à l’origine de cette publicité). Les conseils ci-dessus ne sont donc surtout pas à suivre...

Le chiffre du jour : 1 milliard 443 millions

Par Aurialie le 07.05.2009 à 00h05

C’est en rouble les revenus des 7 partis politiques russes officiellement enregistrés auprès de la Commission électorale centrale (TsIK) rien que pour le 1e trimestre 2009 (cela représente presque 33 millions d’euros). Et celui qui a les moyens financiers les plus importants est bien sûr le parti au pouvoir, Russie unie, qui a reçu plus d’un milliard de roubles (précisément 1.016.000.000 roubles, soit 23 millions d’euros), dont 894.284.820 roubles proviennent du budget fédéral (soit plus de 20,4 millions d’euros). L’autre ressource principale de Russie unie sont les dons (115 millions de roubles).

Loin derrière, on trouve le Parti communiste – 178 millions de roubles (environ 4 millions d’euros), le Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR, nationaliste) – 114 millions de roubles (2,6 millions d’euros), le parti Russie juste – 108 millions de roubles (2,4 millions d’euros), Iabloko – 14 millions de roubles (320.000 euros) et les Patriotes de Russie – 12 millions de roubles (274.000 euros).

L’analyse des dépenses du parti Russie unie est également intéressante : 80 millions ont servi au maintien des organes de direction, 1,8 million aux activités de propagande, et 3 millions à l’organisation de congrès internes. Mais plus de 827 millions de roubles sont des dépenses "qui ne sont pas interdites par la loi", sans aucune précision sur ce que sont ces dépenses. On sait seulement ce que ne sont pas ces dépenses : ce ne sont pas des dépenses d’entretien et maintien des annexes régionales, ni des dépenses d’informations, ni d’organisation de conférences, meetings ou référendums, ni d’activité caritative, ... Alors à quoi a pu servir ces 827 millions ? Quelqu’un qui ferait du mauvais esprit dirait que ça a servi à acheter des élections, mais en réalité, ce sont certainement des dépenses qui n’ont tout simplement pas été affectées aux différentes catégories. Car entretenir les différentes structures régionales a très certainement un coût, tout comme l’organisation de manifestations publiques.

Source : Lenta.ru et TsIK

Surtout ne rien oublier... ou presque

Par Aurialie le 12.04.2009 à 22h16

Un récent décret présidentiel oblige les fonctionnaires russes à déclarer leur revenu et leur patrimoine, ainsi que ceux de leur conjoint et de leurs enfants à partir de l’année prochaine. Dimitri Medvedev et Vladmir Poutine ont décidé de donner l’exemple immédiatement.

Le calcul est assez rapide pour le président Medvedev comme l’indique cet article des Echos : un salaire annuel de 92.000€, neuf comptes dans des banques nationales pour un total de 62.880€, plus une Volkswagen Golf de 1999 et 3.000€ d’économies pour sa femme.

Mais il semble que le Premier ministre ait quelques difficultés à remplir sa déclaration, comme le montre ce dessin d’Igor Gontcharouk, publié sur Svobodanews. Si l’on s’attache à cette infographie de Ria Novosti, Poutine n’est pas beaucoup plus riche que Medvedev. Mais il y a un an le politologue russe Stanislav Belkovsky révélait que Poutine détenait un nombre important d’actions dans de grandes entreprises pétrolières et gazières. Sa fortune personnelle, disséminée dans plusieurs comptes en Suisse et au Liechtenstein s’élèverait ainsi à 40 milliards d’euros, en faisant l’un des hommes les plus riches d’Europe. En ce temps de crise et pour ne pas éveiller de soupçons sur son passé, le dilemne pour Poutine est donc de déclarer ce qui est déclarable et continuer de cacher ce qui pourrait être considéré comme trop déplacé.

Russie45
Russie34
Russie29
Russie35
Russie16
Russie32
Russie42
Russie28
Russie10
Russie39
Russie07
Russie44