Tous les articles sur le mot clé : Nemtsov

Et un de moins

Par Aurialie le 30.12.2007 à 19h33

Après Boukovski et Kasparov, Boris Nemtsov a pris sa décision : il ne participera pas à l’élection présidentielle de mars 2008. Selon lui, l’opposition démocratique doit être représentée par un seul candidat et celui-ci sera donc Mikhaïl Kassianov. Mais il ne se fait pas d’illusion sur les chances de ce dernier, car cette élection est "une farce".

En outre, il exige :

  • des débats avec le candidat (successeur désigné de Poutine) Dmitri Medvedev
  • un accès égal des candidats aux chaînes de télévision fédérales - Pervyi, Rossia, NTV
  • la suppression immédiate des listes, élaborées par Poutine et Sourkov, de persona non grata dans les programmes politiques des chaînes de télévision fédérales, comme N.Belykh, V.Ryjkov, S.Glaziev, G.Kasparov et bien d’autres
  • le refus du pouvoir d’utiliser les services secrets et les ressources administratives lors de l’élection présidentielle.

Il estime que le refus par le pouvoir d’exécuter ces quatre conditions sera la plus sérieuse raison de ne pas participer à l’élection présidentielle, car actuellement la présidence a "recours à une propagande digne de Goebbels" en utilisant "les ressources des services de maintien de l’ordre et de l’administration contre les candidats de l’opposition".

Dernière consigne de Boris Nemtsov

Par Aurialie le 30.11.2007 à 23h29

A deux jours de l’élection législative, Boris Nemtsov (Union des forces de droite, SPS, libéral-démocrate) lance la dernière offensive en envoyant un mail à toute sa mailing list (dont je fais partie depuis un mail envoyé il y a neuf mois). En fait, il s’adresse à tout ceux qui sont contre le plan Poutine et notamment à ceux, qui en signe de protestation ne choisiront aucun candidat. Il se dit contre le boycott (car personne ne remarquera que x personnes n’ont pas voté), contre les bulletins rendus inacceptables par des ratures ou marquages divers (car aucune différence ne va être faite entre les bulletins dégradés volontairement et ceux écartés à cause d’une erreur de l’électeur) et contre le fait de laisser l’enveloppe vide (car si il n’y a que 90 bulletins au lieu de 100 dans l’urne, les 10 manquants seront attribués directement au parti de Poutine).


De plus, Nemtsov juge incorrecte la logique de ceux qui pensent, qu’en votant pour le seul parti d’opposition, le SPS, ils aideraient indirectement Russie Unie, puisque si le parti ne passe pas la barre des 7%, les voix seront réparties au profit de Poutine. Son explication est la suivante : le pourcentage des voix des députés de Russie Unie est déjà défini dans chaque sujets de la Fédération (Darkine aura 60%, Ichaev - 70%, Kadyrov - 100%, etc.), mais le nombre des voix de l’opposition n’est pas établi et, dans les bureaux de vote, les responsables ne vont pas s’amuser à retirer les bulletins en faveur du SPS, car ce serait trop difficile. En plus, plus de 100.000 observateurs de ce parti seront dans les bureaux de vote pour empêcher la falsification des résultats. Enfin, il pense que le Parti communiste a passé une alliance avec Poutine et donc on ne peut pas estimer que c’est un parti d’opposition. La seule alternative est donc de voter le SPS - la case 5 du bulletin.

Les électeurs de l’Autre Russie vont-ils être convaincus par ce dernier appel ? Réponse dimanche soir.

Images : blog de Nemtsov

Election J-3

L’élection législative étant pliée (Poutine ou le chaos, le choix est simple), passons à la présidentielle qui se tiendra la 2 mars 2008. Les prétendants au titre ont jusqu’au 16 janvier pour déposer leur candidature à la Commission centrale électorale. Pour ceux qui ne sont pas soutenus par un parti politique, ils devront déposer, en plus des documents d’inscription habituels, deux millions de signatures de citoyens. Comme le fait remarquer le potentiel candidat Vladimir Boukovsky, seul Poutine pourrait être capable de rassembler une telle quantité de signatures et encore, avec l’aide de l’armée !

L’ancien dissident soviétique, qui dit n’avoir aucune ambition personnelle, est prêt à se retirer au profit d’une candidature unique plus utile, notamment celle de Boris Nemtsov (SPS), Mikhaïl Kassianov ou Grigori Iavlinski (Iabloko). Pour rappel, cinq mesures lui tiennent à cœur :

  • libérer les prisonniers politiques
  • cesser la répression politique et modifier les articles la permettant
  • interdire la répression psychiatrique
  • interdire la torture
  • mettre en place des procédures judiciaires indépendantes

L’égo des trois démocrates saura-t-il se taire au profit d’un bon sens, quelque peu mis à mal par une propagande de masse ?

Photo : Boukovski, archive de Moskovskie Novosti

Mouvement politique jeunesse (1) : Rossia Molodaïa (Russie Jeune)

Par Aurialie le 29.01.2007 à 00h58

Boris Nemtsov est connu pour avoir fondé avec Sergueï Kirienko et Irina Khakamada l’Union des Forces de Droite (SPS) en décembre 1999. Le SPS est un parti néolibéral, membre de plein droit de l’UDI, Union démocratique internationale (l’UMP représente la France ), créée en 1983 par Jacques Chirac, George Bush senior, Margaret Thatcher et Helmut Kohl notamment.

A cette période, il a également créé un mouvement jeunesse, intitulé Rossia Molodaïa (Russie Jeune). Ses membres sont pour une Russie indépendante et autonome et une jeunesse pleine d’initiatives qui se prend en main et qui rend à la Russie la place qui devrait être la sienne parmi les grandes puissances.

Ils sont contre Loukachenko (pas assez libéral) et tous ceux qu’ils pensent contre la Russie : l’Estonie (du fait de l’affaire des statuts), la Grande-Bretagne (car elle ne veut pas extrader Berezovski), la Géorgie (Sakaachvili est trop proche de l’Occident), le Japon (à cause des Iles Kouriles), l’Ukraine ("Souveraineté ukrainienne, repose en paix" pouvait-on lire lors d’une manifestation devant l’ambassade d’Ukraine ; ils n’ont pas dû apprécier que leur leader Nemtsov ait été démis de ses fonctions de conseiller du président ukrainien Iouchtchenko), la Serbie (surtout si elle continue de se rapprocher des Etats-Unis, "Serbie ne devient pas le 51e États des Etats-Unis").

Au sein de leur pays, ils sont contre Iabloko (parti social-libéral/démocrate-libéral avec lequel ils ont faili s’unir mais devant lequel RJ manifestait en traitant son leader Iavlenskii de "fasciste latent" et scandant "non à la prostitution politique"), les communistes (un article est titré "Limonov brûle des enfants"), la marche de ceux-qui-ne-sont-pas-d’accord (rebaptisée "la marche des prostitués politiques financiers").

Leur manifeste commence par le mot d‘ordre : "La jeunesse raisonnable de la Russie doit s’unir !" et se poursuit pas : "ensemble seulement nous pouvons protéger la Patrie contre l’expansion occidentale, le terrorisme et la corruption !" Quelque peu protectionniste et nationaliste la Russie jeune, ce qui va à l’encontre de l’image donnée par son leader.

Rectificatif :
Répondant à mes questions sur sa participation au mouvement Russie Jeune, Boris Nemtsov a admis avoir créé le mouvement Molodaïa Rossia en 1999, mais celui-ci a été incorporé au SPS et n’existe plus indépendamment. Le mouvement que j’ai mentionné, Rossia Molodaïa, a été créé en 2006 et n’a donc aucun lien avec le SPS et Boris Nemtsov.

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