Tous les articles sur le mot clé : Ouzbékistan

Vidéo - Réfugiés ouzbeks à la frontière kirghize

Par Aurialie le 18.06.2010 à 00h28

Il n’y a pas que la Coupe du Monde de foot en ce moment : les inondations dans la Var, le passage de la retraite à 62 ans, la marée noire en Louisiane, mais surtout les violences interethniques au Kirghizistan, dont on parle très peu en France.

La vidéo ci-dessus montre les très nombreux réfugiés ouzbeks essayant de franchir la frontière entre le Kirghizistan et l’Ouzbékistan.

Photos ou calomnie ?

Par Aurialie le 21.12.2009 à 00h09

Le 16 décembre dernier, un juge d’instruction ouzbek a inculpé la photographe Oumida Akhmedova de calomnie et d’offense au peuple ouzbek. La cause de cette accusation : son album consacré aux habitants de la république d’Ouzbékistan "Les femmes et les hommes : de l’aube au coucher", publié en 2007. Les 110 photos qui le composent (dont 2 que l’on trouve ici en illustration), montrent divers aspects de la vie quotidienne en Ouzbékistan.

La première convocation au ministère public a eu lieu il y a environ un mois. Aux questions du juge d’instruction sur ses photos, Oumida Akhmedova a tenté d’expliquer qu’elle faisait de l’ethnographie, qu’elle prenait en photos les rites nationaux et qu’elle ne voyait pas en quoi consistait ici la calomnie. Mais bien sûr, elle n’a pas obtenu de réponse et a été inculpée. Une pétition est en ligne pour demander que les poursuites soient levées.

D’autres photos sont visibles sur Fergana.info

L'Ouzbékistan abroge la peine capitale

Par Aurialie le 03.01.2008 à 00h33

Une bonne nouvelle pour débuter cette année : l’Ouzbékistan a abrogé la peine capitale, en vertu d’un décret signé le 1er janvier par le président Islam Karimov, réélu sans problème le 24 décembre. Ainsi, "un nouveau type de sanction pénale, la réclusion à vie, a été introduite" dans le droit national, a expliqué un représentant du Parquet général du pays à RIA Novosti. Et les conditions de détention des condamnés à vie ont été élaborées compte tenu des normes du droit international, a-t-il encore ajouté.

Pendant ce temps, le Kazakhstan martyrise ses journalistes rebelles, notamment Lira Baiseitova, dont la fille unique a été enlevée et torturée avant d’être tuée. Pour info, 86 journalistes sont morts dans l’exercice de leur fonction en 2007 et 1511 ont été agressés ou menacés (chiffres RSF).

Source : RIA Novosti. Image wikipedia

Nouvel assassinat politique

On a appris aujourd’hui la mort tragique d’un fervent défenseur de la liberté d’expression d’Asie centrale. Mark Weil, directeur du théâtre Ilkhom ("inspiration" en langue ouzbek), seul théâtre privé d’Ouzbékistan, a été poignardé à mort à Tachkent à la fin de semaine dernière. Les deux agresseurs ont pris la fuite sans rien voler, preuve que cet assassinat a un mobile uniquement politique.

Car la mort tragique de Mark Weil signifie la fin d’une culture indépendante en Asie centrale, menacée par l’islamisation de la région. Ilkhom, fondé en 1976, était non simplement un théâtre, mais aussi le centre de la culture d’avant-garde russe d’Asie centrale. Invité dans de nombreuses villes occidentales, Mark Weil prônait un théâtre disparate où cohabitaient des acteurs de différentes nations et différents styles et
abordait des thèmes comme l’homosexualité (passible de prison en Ouzbékistan), le fanatisme religieux et l’autoritarisme.

La 32e saison du théâtre Ilkhom devait s’ouvrir le 7 septembre.

Source : Rue 89 et Vzgliad

Soutien rock pour Amnesty International

Lors du concert sur la place Rouge organisé pour le jour de la Russie étaient présents tous les grands groupes de la scène rock russe. Il en manquait toutefois quelques uns notamment Akvarioum, DDT, Spleen ou encore, et sans grand étonnement, Leningrad. Etrangement, tous ces groupes ont adhéré au projet d’Amnesty International l’Art en faveur des droits de l’homme. De très nombreux artistes américains et britanniques y participent également (REM, U2, Sting, Coldplay, Yoko Ono, Peter Gabriel, Audioslave, Radiohead et bien d’autres), aucun français dans le lot par contre…

Le leader du groupe Akvarium, Boris Grebenchtchikov, est très impliqué dans ce projet depuis 2003. Il a tout d’abord soutenu le combat d’Amnesty International sur le contrôle des armes et a signé une pétition pour la défense des prisonniers de conscience biélorusses (notamment, Valeri Levonevski et Alexandre Vasiliev). En 2004, il a pris part à une conférence de presse de l’association à Moscou, ce qui a étonné de nombreuses personnes, le milieu du rock russe étant peu politisé, et a déclaré : "Je peux personnellement avec mon nom faire du bruit, même un bruit fou, je peux mettre ce nom pour peser où cela sera utile, et probablement, qu’il y aura un miracle. De sorte que si avec Amnesty nous pouvons aider à sauver ne serait-ce qu’une personne, ce sera déjà ça."

Dernièrement, il a envoyé une lettre aux présidents biélorusse (Loukachenko) et ouzbek (Karimov) pour exiger l’abolition de la peine de mort, il a signé une pétition pour la construction à Barnaoul d’un centre pour les femmes souffrant de violences conjugales, pour la libération de dissidents vietnamiens, et enfin pour la suppression de la loi américaine sur les commissions militaires.

Comme le dit Amnesty, il faut faire du bruit pour que les choses changent !

Source photo : Amnesty International

7 ans de prison pour avoir fait son travail

La défense des droits de l’homme et des libertés n’est pas encore rentrée dans les mœurs de nombreux pays de l’ex-URSS. Dernier exemple en date : la condamnation à sept ans d’emprisonnement pour une traductrice travaillant pour Human Rights Watch à Tachkent (Ouzbékistan) le 1er mai 2007. Umida Niazova est coupable de contrebande, de traversée illégale de la frontière et de distribution de documents causant le désordre public grâce à un soutien financier provenant de gouvernements étrangers. Elle a notamment déclaré à son procès : "Si nous souhaitons construire une société civile, il doit être permis de critiquer les autorités." Mais le président Karimov n’est pas du genre à accepter de telle déclaration. Le moindre courant politique dissident est réprimé, la censure des médias est totale, la vie sociale et culturelle est contrôlée. Le soulèvement et le massacre d’Adijan en mai 2005 (plusieurs centaines de manifestants non-armés ont été tués) a montré l’implacabilité de Karimov.

C’est pourquoi Human Rights Watch appelle l’Union européenne et les partenaires clés de l’Ouzbékistan, dont la Russie, à faire usage de leur influence auprès du gouvernement ouzbek pour insister sur la libération des défenseurs emprisonnés (quatorze autres défenseurs des droits humains sont également injustement détenus). Des sanctions sont déjà appliquées depuis les événements d’Adijan, mais la libération de défenseurs de droits de l’homme n’est pas une condition à la lever des sanctions. Or, les sanctions doivent être réexaminées le 14 mai lors d’une réunion du Conseil des Affaires Générales et relations extérieures de l’UE.

Les autres défenseurs ouzbeks des droits humains détenus sont : Gulbahor Turaeva, Saidjahon Zainabitdinov, Mutabar Tojibaeva, Nosim Isakov, Norboi Kholjigitov, Abdusattor Irzaev, Habibulla Okpulatov, Azam Formonov, Alisher Karamatov, Mamarajab Nazarov, Dilmurad Mukhiddinov, Rasul Khudainasarov, Bobumurod Mavlanov et Ulugbek Kattabekov. Faudra-t-il mettre en place un comité de soutien, tel celui du Comité Bandajevsky, pour obtenir leur libération ?

Source : Human Rights Watch, texte et photo

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