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En Tchétchénie (2)

Par Aurialie le 09.09.2007 à 00h25

Des images veulent parfois mieux que de longs discours, donc après avoir parlé de l’histoire de la BD de Rash et Tamada, voilà quelques planches (avec l’accord des auteurs).

Copyright : Chroniques du proche étranger - En Tchétchénie Rash et Tamada

Chroniques du proche étranger - En Tchétchénie

Conçue comme une modeste porte d’entrée sur le conflit tchétchène, la bande dessinée Chroniques du proche étranger - En Tchétchénie raconte l’histoire fictive d’un médecin français et de son chauffeur tchétchène traversant l’Ingouchie et la Tchétchénie en juillet 2000. De nombreux retours en arrière historiques - déportation de 1944, guerres du Caucase etc. - jalonnent les 240 pages noir et blanc de cette BD pour permettre de mieux comprendre le conflit opposant la petite république de Caucase à la Russie. Une chronologie et une bibliographie complètent ce récit, faisant de cette BD un excellent outil pédagogique.

Peu d’informations sur le dessinateur Rash et le scénariste Tamada, notamment sur les raisons de cet intérêt pour le Caucase. C’est en tout cas une région qui leur tient à cœur puisque le 2e opus des Chroniques du proche étranger se déroulera en Arménie.

La préface d’Anne Nivat est un gage de qualité de cette BD. Sur une de ses pages, on peut lire "Grozny crevait et le monde s’en foutait" : vaincre l’oubli et l’indifférence, narrer le destin de ce peuple persécuté par le géant russe, montrer une guerre et ses terribles conséquences sur la population, … des actions louables, menées de façon poétique et brillante.

PS : A lire également un article de Jacques Sapir intitulé "Ne pas oublier les enfants de Beslan" (en pièce jointe). Trois ans après la terrible prise d’otages, cet économiste, spécialiste de la Russie, souligne l’incompétence des autorités locales (et non fédérales) dans la gestion de la crise et la nécessité de développer une région aux équilibres sociaux et politiques instables.

Ne pas oublier les enfants de Beslan

Joyeux anniversaire M. Chakleïne

En ce 22 août, l’association de défense des droits l’homme russe fête les 70 ans d’un des ses ferveurs défenseurs : Vladimir Chakleïne. Dès 1967, il co-fonde, avec Valéry Balakirev l’organisation Société Civilisatrice, dont le but est diffuser la littérature interdite en URSS, telle que les ouvrages de Sakharov ou Martchenko. Il est arrêté une première fois en 1972 et enfermé plus d’un an dans la prison Lefortovo (KGB). Filatures et menaces du KGB sont ensuite son lot quotidien pendant plusieurs années, il a même vécu en résidence forcé en Estonie. En 1986, il revient à Sverdlovsk (actuellement Ekaterinbourg), où il a une part active dans la création d’organisations et mouvements démocratiques dans l’Oural, comme le Front civil d’Oural, Mémorial, Russie démocratique, … et est finalement élu député du soviet de la ville d’Ekaterinbourg.

Il est actuellement président du Conseil de coordinateurs du centre interrégional des droits de l’homme, membre de l’association internationale des droits de l’homme et coordinateur du Mouvement public de tous les Russes pour les droits de l’Homme pour la région de Sverdlovsk. Il a activement défendu l’avocat et prisonnier politique Mikhaïl Trepachkine, condamné arbitrairement à quatre ans d’emprisonnement le 15 avril 2005. V. Chakleïne a même été arrêté en mars 2006 pour “vérification d’informations” lors d’un rassemblement de soutien devant la Cour de Sverdlosk à Ekaterinbourg et condamné à une amende de mille roubles (environ 30 euros).

En 2005, V. Chakleïne a été en Ingouchie et en Tchétchénie pour faire un point sur la situation des conditions de vie et des droits des réfugiés. Sans compter les problèmes de logement, nombreux se sont plaints d’avoir été exclus des listes des destinataires de l’aide humanitaire et de l’impossibilité d’obtenir des compensations pour la destruction de leurs maisons.

Devant la grandeur d’âme de cet homme, l’association de défense des droits l’homme russe ne pouvait que lui souhaiter "d’être aussi énergique et compatissant envers le malheur d’autrui", ainsi que d’avoir "de nouvelles forces et une bonne santé".

Source photo : ispras.ru

Programme plein d'espoirs pour la Tchétchénie

Par Aurialie le 10.07.2007 à 23h43

Il y a un an, Chamil Bassaïev, terroriste tchétchène n°1 en Russie, notamment responsable de la prise d’otage de l’école de Beslan, périssait en Ingouchie suite à l’explosion d’un camion piégé. Depuis, la République de Tchétchénie a connu de nombreux événements, notamment la nomination de Ramzan Kadyrov au poste de Président en mars 2007. Trois mois après sa prise de pouvoir officielle, il s’est exprimé devant le Parlement local et a délivré un message plein d’espoirs devant la population. Ria Novosti en rapporte les grandes lignes :

Les opérations de guerre sur le territoire de la République de Tchétchénie ont définitivement et irrévocablement pris fin, a estimé le président Ramzan Kadyrov dans son premier message au peuple et au parlement tchétchènes. "L’objectif du premier président Akhmad Kadyrov n’était pas d’arrêter la guerre mais d’en finir une fois pour toutes avec elle, et on peut dire aujourd’hui avec certitude que cet objectif a été atteint", a-t-il affirmé. [Toutefois, les actions terroristes, comme en Irak, continuent.]

Selon le président tchétchène, "la République de Tchétchénie, autrefois foyer de tension, est devenue la région la plus stable du Caucase du Nord". "Les revenus de la population augmentent, la pauvreté recule, le problème des réfugiés est presque réglé, des centaines de ménages ont été relogés", a souligné Ramzan Kadyrov. "Grâce à la démocratisation du pouvoir, on peut unir et mobiliser la société", a-t-il estimé, avant d’ajouter qu’il faudrait organiser en 2008 des élections locales.

"Les succès dans le rétablissement de la République ne plaisent pas à tout le monde, a souligné M. Kadyrov. Mais nous avons choisi notre voie avec la Russie au nom de la prospérité de nos peuples."
Evoquant dans son message presque toutes les sphères de la vie dans la république (économie, social, agriculture, santé publique, enseignement, culture, science, écologie et sport), le président a indiqué que les résultats du développement économique et social de l’année dernière témoignaient de l’essor économique de la Tchétchénie.
Le programme de "Développement économique et social de la République de Tchétchénie pour 2008-2011" vise à faire baisser le niveau du chômage, augmenter les revenus de la population et doubler le produit régional brut, est-il dit dans le message. Dans le domaine de la santé publique, il a évoqué le rétablissement des services médicaux pour toute la population, notamment grâce au projet national "Santé".
S’agissant de l’enseignement, le président a estimé qu’il fallait garantir son accessibilité, rehausser la qualité des connaissances et mettre en pratique des méthodes d’innovation tout en conservant l’authenticité nationale.

Un bon programme sur le papier, qu’il faudrait mettre en œuvre pour que l’ensemble de la population de la République en profite.

Source photos : Libération et Alternet

La Tchétchénie dans notre présidentielle

La Ligue des Droits de l’Homme s’occupe de toutes les violations des droits de l’homme dans le monde. Concernant la situation en Russie, elle s’est battue contre l’usage de la torture, pour un règlement politique en Tchétchénie, pour les droits des homosexuels, elle a manifesté en réaction à l’assassinat de Politkovskaïa ou contre la venue du président Poutine en France.

Mais en cette période électorale en France, la LDH s’est adressée aux candidats pour connaître leur degré d’attachement aux droits de l’Homme et les scores sont intéressants et parfois inquiétants.
Dans un mouchoir de poche, les trois "meilleurs" candidats sont : Dominique Voynet
avec 67/70, Olivier Besancenot (66,5/70) et Marie-Georges Buffet (66/70). Les deux "plus mauvais" candidats, qui n’ont même pas la moyenne sont : Nicolas Sarkozy (2/70, cette note a été obtenue d’après ses déclarations publiques, étant donné qu’il n’a même pas envoyé ne serait-ce qu’une lettre pour expliquer son silence) et François Bayrou (27,5/70).

Les thèmes des questions étaient : Institutions et démocratie, libertés, laïcité, justice/prisons, droits des femmes, droits des étrangers, droits sociaux, Europe et International. La dernière question de cette ultime catégorie nous concerne directement : quelles mesures entendez-vous prendre pour que la France et l’Union européenne fassent entendre leur voix sur le respect des droits de l’Homme en Tchétchénie ?

Réponse de Dominique Voynet :
Le commissaire européen aux droits de l’homme vient d’affirmer que la torture et les mauvais traitements sont largement répandus en Tchétchénie, sans parler des viols. Ce sont des crimes de guerre selon la 4e convention de Genève. Pourtant, la communauté internationale ne fait rien concrètement parlant, et elle refuse désormais de menacer la Russie de sanctions diplomatiques pour garder de bonnes relations avec ce principal fournisseur d’énergie. Il faut bien prendre en compte tous les facteurs géopolitiques pour comprendre cette lâcheté : la bataille de l’énergie nous permettra-t-elle de gagner la bataille des droits fondamentaux ? Peut-on gagner ces deux batailles ? Je le crois, car vous savez que les Verts dans les régions, à l’Assemblée ou au Parlement Européen se battent pour le développement des énergies renouvelables : on le voit, c’est une urgence avec toutes ces conséquences désastreuses « collatérales ». Sans cette indépendance énergétique, tous les pays européens resteront dans l’incantatoire puisque prisonniers de la Russie.

Réponse d’Olivier Besancenot :
Il faut appuyer l’exigence du respect des doits de l’homme, du retrait des troupes russes et du respect de la souveraineté nationale du peuple tchétchène par des pressions internationales (diplomatiques et économiques) sur la Russie. Ces exigences doivent aussi se traduire par un soutien aux mouvements et forces politiques et associatives qui, en Tchétchénie, luttent pour la souveraineté nationale.

Réponse de Marie-Georges Buffet :
Je pense que la France et les Européens doivent tenir un dialogue beaucoup plus exigeant avec la Russie. Le mépris affiché pour les droits de l’Homme et la brutalité inouïe de la répression en Tchétchénie ont, en effet, suscité bien peu de protestations et de réactions dans le monde, avec des déclarations lors des Sommets et des rencontres Union Européenne-Russie restées sans suite.
L’Europe n’est pourtant pas dénuée de moyens pour se faire entendre et pour adopter un mode d’échanges internationaux moins "laxiste" sur le plan des principes, moins cynique et plus conforme aux valeurs qu’elle affiche. Ceci ne doit évidemment pas empêcher la plus grande rigueur concernant le terrorisme. On se souvient, par exemple, de la prise d’otages de Beslan. Pour la première fois, des enfants étaient les premières victimes d’un acte de terreur. Au-delà de la condamnation des responsabilités, il faut aussi que les Européens soient à l’initiative sur le plan diplomatique et politique pour favoriser un règlement politique durable du conflit, afin d’éviter les impasses meurtrières et contribuer enfin à une issue.

Réponse de François Bayrou :
La France doit agir pour que l’Union européenne parle d’une seule voix et fasse entendre sa différence, sur le respect de droit de l’Homme en Tchétchénie comme en d’autres parties du monde où la dignité humaine est bafouée.

La réponse précise des autres candidats (dont José Bové et Ségolène Royal) n’est pas connue. Et pour faire le bon choix le 22 mai, n’hésitez pas à lire les questionnaires en entier.

Source image : Là-bas.org

Et vous, vous êtes invité ?

Par Aurialie le 04.04.2007 à 23h43

Demain c’est la grand fête d’investiture de Ramzan Kadyrov. Et le président de la Tchétchénie a vu forcément grand pour son sacre. Mille cinq cents invités sont conviés : des politiques (dont le leader ultranationaliste Vladimir Jirinovski), des stars (notamment le Russe Filipp Kirkorov et notre chanteuse nationale Patricia Kaas, qui aurait décliné l’invitation – heureusement) et sûrement des centaines de policiers (car Kadyrov fils, dont le père est mort dans un attentat, n’a pas mal d’ennemis dans la République caucasienne).

En tout, 16 millions de roubles, soit plus de 460.000 euros, vont être dépensés, ce qui n’est finalement pas beaucoup par rapport aux 3,5 millions d’euros gaspillés utilisés pour le congrès d’investiture du candidat UMP pour la présidentielle, Nicolas Sarkozy.

Sinon, et ça n’a rien à voir, Andreï Tarkovski aurait eu aujourd’hui 75 ans (si il n’était pas décédé il y a 21 ans). Nombreux sont ceux qui le considèrent comme un maître du 7e art, ce qui n’est pas étonnant avec des chefs-d’œuvre, telles que Andreï Roublev, Solaris ou le Sacrifice.

Ramzan Kadyrov n’a pas dû beaucoup voir ou lire Tarkovski, qui a notamment déclaré : celui qui trahit une seule fois ses principes perd la pureté de sa relation avec la vie. Tricher avec soi-même, c’est renoncer à tout, à son film, à sa vie. Kadyrov va-t-il arrêter ses crimes maintenant qu’il s’est purifié à la Mecque ?

Photo : Grozny doit être belle pour l’investiture de son chef (source : Kunstkamera)

Pour ne pas oublier la Tchétchénie II

Par Aurialie le 29.03.2007 à 00h04

Pour ne pas oublier la situation en Tchétchénie, une bande dessinée et un essai de Laurent Vinatier, publiés ce mois-ci, reviennent sur l’historique du conflit. Des photos prises en plein cœur de Grozny et publiées par Julia circulent actuellement sur Internet. On y voit la destruction de nombreux immeubles, les conditions de vie difficiles de ses habitants mais aussi le fan-club de Ramzan Kadyrov, élu récemment président de la République tchétchène.

Pour voir toutes les photos, c’est sur kunstkamera.

Petite blague (macabre) du jour

Par Aurialie le 19.03.2007 à 20h18

Le nouveau président de la République de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a déclaré aujourd’hui aux journalistes qu’il allait mater les derniers groupes terroristes présents en Tchétchénie en … deux mois.

Sachant que le chef d’état-major des opérations dans le Caucase du Nord, Arkadi Edelev, estime qu’il y a 37 groupes armés (soit environ 450 hommes) agissant actuellement sur ce territoire, combien de délations, enlèvements, actes de tortures, meurtres et autres procédés habituellement utilisés par les hommes de main de Kadyrov seront nécessaire pour arriver en deux mois à tous les mater ?

Source : Ria Novosti et pour l’image Zlatkovsky ("le syndrome tchétchène")

Encore un sondage

Par Aurialie le 13.03.2007 à 20h39

A la question "Peut-on faire confiance à Kadyrov comme homme politique ?", seulement 33% des Russes répondent oui ; 35% « non » et 32% ne se prononcent pas. De plus, 38% des personnes interrogées pensent que Kadyrov n’est pas capable d’arrêter l’effusion de sang dans la petite République caucasienne (seulement 31% pensent qu’il en est capable).

Concernant la couverture de la situation en Tchétchénie, 49% des sondés pensent que les médias donnent une vision superficielle et 28% estiment qu’ils cachent les problèmes existants. Les Russes ne semblent avoir les œillères qu’on leur prête habituellement.

Source : Gazeta.ru et Lebeda

"Ramzanization" de la Tchétchénie

Par Aurialie le 05.03.2007 à 20h21

Depuis vendredi 3 mars, Ramzan Kadyrov est le président officiel de la Tchétchénie, après que 56 des 58 députés du Parlement local ont entériné la nomination proposée par Vladimir Poutine la semaine dernière. La cérémonie d’entrée en fonction du président tchétchène, quant à elle, se tiendra le 5 avril à Grozny.

Jusqu’à présent seul son âge ne lui permettait pas d’atteindre le poste suprême de Tchétchénie. La loi fixe à 30 ans l’âge minimal pour devenir président, âge qu’il a atteint le 5 octobre 2006. Toutefois, selon Moskovskii Komsomolets qui a dressé son portrait en trois parties, Kadyrov n’aurait pas pu être président en 2004 à la mort de son père même si il avait eu 30 ans, car il n’avait pas le charisme et l’allure d’un dirigeant. Pendant deux ans et demi, il a pu asseoir son autorité dans la région et se débarrasser de ses opposants, notamment d’Alou Alkhanov, dernier président de la République tchétchène, poussé à la démission car il devenait de plus en plus critique envers Kadyrov.

Comme l’explique leMoscow Times, il est difficile de peser le pour et le contre de la politique de Kadyrov, ainsi que sa popularité parmi la population tchétchène. D’un côté, on met à son crédit la restauration d’un certain degré de paix et d’ordre dans la république, ainsi que l’instauration d’un important programme de reconstruction, financé notamment par les Tchétchènes aisés vivant en dehors de Tchétchénie.

De l’autre côté, pour atteindre cette certaine stabilité, un lourd tribut a été payé, notamment au niveau humain (tortures, meurtres, enlèvements). De plus, la reconstruction, qui dépend grandement des fonds alloués par le Kremlin, ne concerne que la capitale Grozny. D’ailleurs, une importante partie de ces fonds est détournée pour aller directement dans la poche de Kadyrov.

Enfin, certains s’interrogent sur la solidité de sa loyauté, ses troupes étant en grande partie formés d’anciens rebelles séparatistes. D’ailleurs, que va-t-il advenir dans un an lorsque Poutine sera à la retraite ?

Le jour de sa nomination, les principales organisations de défense des droits de l’homme russes et internationales boycottaient une conférence sur les droits de l’homme organisée à Grozny. Seul le commissaire des droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg, était présent pour recommanderl’instauration d’une "commission vérité", similaire à celles établies dans certains pays d’Amérique Latine pour faire la lumière sur les responsables des violations et des tortures.

23 février : jour de rire ou de pleurs

Par Aurialie le 23.02.2007 à 00h02

Aujourd’hui pour tous les hommes russes, c’est la fête ! Anciennement jour de célébration de la création de l’Armée rouge (1919), le 23 février célèbre depuis 2005 les défenseurs de la Patrie. Des actions sont organisées dans de nombreuses villes de Russie : manifestation contre la violence dans l’armée russe à Tcheliabinsk, pour la défense des droits des appelés à Nijni-Novgorod ou pour le droit de … posséder une arme à Moscou et à Barnaoul.

Pour les peuples tchétchène et ingouche, le 23 février a une tout autre symbolique : c’est la journée du deuil national. C’est à cette date qu’en 1944 la déportation des Tchétchènes et des Ingouches a débuté à cause d’une présupposée collaboration avec l’Allemagne nazie. Envoyées au Kazakhstan et au Kirghizstan, environ 170.000 personnes ont péri de faim, de froid ou d’étouffement dans les convois qui les transportaient. Paris honore leur mémoire sur l’esplanade de la Défense entre 14h et 18h, ainsi que Moscou au square Novopouchinskoï à 15h. C’est aussi un moyen de dénoncer de nouveau les exactions actuelles perpétuées en Tchétchénie.

Dernières nouvelles de Tchétchénie

Par Aurialie le 15.02.2007 à 23h55

Juste une question aujourd’hui, la réponse arrivera prochainement : après la nomination d’Alou Alkhanov au poste de vice-ministre de la Justice, quelles conséquences va avoir la promotion de Ramzan Kadyrov au poste de président tchétchène par intérim ?

A vos crayons, vous avez deux heures.

Source photo : wikipédia et The Chenchen Times

Pour ne pas oublier la Tchétchénie

Par Aurialie le 08.02.2007 à 21h49

Ceux qui vivent actuellement à Paris et à Nantes auront la chance ou au moins la possibilité d’aller voir le film de Florent Marcie, Itchkéri Kenti. Le mot " Itchkéri " désignait la Tchétchénie avant la colonisation du Caucase par les tsars à la fin du XVIIIe siècle. C’est aussi de nos jours l’appellation de la Tchétchénie par les indépendantiste. "Kent" en langue tchétchène désigne le jeune homme valeureux, prêt à se sacrifier pour la liberté de son pays. Le titre Itchkéri Kenti signifie donc "Les fils de l’Itchkérie".

Tourné clandestinement en Tchétchénie pendant la première guerre, monté dix ans plus tard pour témoigner d’une histoire oubliée, Itchkéri Kenti est, aux yeux des Tchétchènes, un film symbole. Limiter sa portée à la Tchétchénie serait pourtant réducteur. En France, en Europe, en Algérie, l’intensité des réactions parle d’elle-même : chacun se découvre un peu Tchétchène après avoir vu ce film.

Source : Allo Ciné.
Pour en savoir plus, vous pouvez également lire cet article du Monde.

12 ans d'horreur

Par Aurialie le 11.12.2006 à 01h51

Triste commémoration que celle d’aujourd’hui, puisque le 11 décembre marque le début de la première guerre en Tchétchénie. Ce jour de 1994, l’armée russe lança une offensive sur le territoire tchétchène pour tenter d’empêcher la république de faire sécession.

Voilà ce que déclarait Amnesty International à l’occasion du 6e "anniversaire" du début de la guerre en Tchétchénie : « Le fait que la Russie dispose d’un siège au Conseil de sécurité des Nations unies ne lui permet pas d’échapper à la surveillance de la situation des droits humains sur son territoire. Nous demandons de nouveau à la communauté internationale de mener de toute urgence une enquête sur les crimes perpétrés contre les civils tchétchènes ; seules ces investigations permettront aux victimes d’obtenir justice. » Ces mots sont cruellement d’actualité puisque qu’on estime aujourd’hui que la Tchétchénie a perdu 10% de sa population, soit 100.000 morts.

(Carte : source Caucase.fr)

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