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Amélioration au Turkménistan

Par Aurialie le 20.01.2008 à 23h57

Pas de jours de repos pour tout bon président qui se respecte, Gourbangouly Berdymoukhammedov, le président turkmène n’échappe pas à la règle. Et aujourd’hui il a fait des heureux, en levant l’interdit sur les opéras et les cirques. Celui-ci avait été imposé en 2001 par le précédent maître du pays, le dictateur Saparmourat Niazov, car ce genre de divertissement était étranger à la culture du pays.

Berdymoukhammedov a expliqué sa décision en déclarant : "notre Patrie prospérante ne doit pas rester du côté du monde ancien", "notre peuple qui a développé dynamiquement le pays mérite de tel divertissement." Ce n’est pas le premier "cadeau" du président à son peuple, puisque celui-ci avait déjà restauré la fête des femmes du 8 mars et la fête du 9 mai. Il a également autorisé l’amélioration des qualifications des médecins turkmènes, l’ouverture de points d’échanges monétaires et la lecture de la presse étrangère.

Source : Lenta.ru, photo (Gourbangouly Berdymoukhammedov) Nouvel Obs

A chaque jour sa fête

Le Turkménistan fête aujourd’hui le jour de la renaissance, de l’unité et du poète Makhtoumkouli. Six mois après son indépendance, le 18 mai 1992, le Parlement du pays adoptait sa constitution, cette date devenait alors jour de fête. Une loi de 1999 l’a rebaptisée "jour de la renaissance et de l’unité".

Le 19 mai, le peuple turkmène avait l’habitude de rendre hommage à son célèbre poète et intellectuel du XVIIIe siècle, Makhtoumkouli. En son honneur, le président turkmène, Saparmourat Niazov, a notamment renommé le moi de mai de son nom (les autres mois avait aussi reçu de nouveaux noms, comme par exemple "le mois du drapeau" (février), "gourbansoltan-iedjé" (avril, du nom de la mère du président), "roukhnama" (septembre), "le mois de l’indépendance" (novembre), ou bien "le mois de la neutralité" (décembre))

C’est en 2000 que le président Niazov décide d’unir les deux dates et de célébrer le 18 mai "le jour de la renaissance, de l’unité et du poète Makhtoumkouli". Au programme de ce vendredi : lecture, danse, concours, dépôt de gerbe, ... Malheureusement, le Turkménistan est toujours l’un des pires pays en matière de droits politiques et de libertés civiles.

Source image : post.kards.ru

Le roi est mort

Par Aurialie le 21.12.2006 à 11h02

Même les plus mauvais partent un jour, pour le plus grand bonheur des peuples opprimés. Saparmourat Niazov, le président du Turkménistan, est décédé d’un arrêt cardiaque dans la nuit. La succession risque d’être difficile puisque le Turkmenbachi (« Leader de tous les turkmènes ») a anéanti toute forme d’opposition et a même réussi à annihiler l’influence traditionnelle des clans turkmènes.

Le plus peiné dans cette affaire est sûrement Bouygues, qui a signé il y a 2 mois un contrat de 90 millions de dollars pour la construction d’un palais devant abriter le Conseil populaire, l’assemblée de tous les élus du pays. L’entreprise française a déjà construit une usine de marbre et de granit, un immeuble abritant 17 rédactions de médias du pays, un téléphérique, un palais présidentiel, le Parlement, deux ministères et un auditorium de 2.800 places, ainsi qu’une gigantesque mosquée dans le village natal de M. Niazov. A ne pas en douter, les successeurs du président Niazov n’auront pas les mêmes ambitions mégalomaniaques.

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