Tous les articles sur le mot clé : décès

La mémoire d'un siècle de caricatures s'éteint

Par Aurialie le 01.10.2008 à 23h29

Le plus vieux caricaturiste du monde était russe et il est mort aujourd’hui à Moscou, à l’age de 108 ans. Pendant toutes ces années, Boris Efimov a produit plus de 50.000 dessins, mais il est surtout célèbre pour ses caricatures représentant la Seconde guerre mondiale (et notamment les dirigeants nazis) et mettant en scène l’impérialisme des Etats-Unis pendant la guerre froide.

Le dessin de gauche, intitulé "Mister Truman et son ombre" et daté de 1950, pourrait parfaitement illustrer la période actuelle. Sur le journal il est écrit "En Amérique, tout va bien, tout-va-bien !" alors que sur le personnage en arrière plan, on peut lire CRISE.

La caricature de Staline (à droite), est une des dernières œuvres de Boris Efimov, dessinée à l’occasion de l’exposition "Regard du passé sur le futur", organisée l’année dernière, à l’occasion de son 107e anniversaire.

Libé ne commémore pas la mémoire des morts d'Ossétie

Par Aurialie le 17.09.2008 à 22h46

Selon la tradition chrétienne, 40 jours après la mort de quelqu’un, son âme s’envole et quitte définitivement les siens, la famille et les amis commémorent alors sa mémoire pour qu’il repose en paix. Et dans la guerre osséto-georgo-russe, ce 40e jour était hier, le mardi 16 septembre.

A cette occasion, des commémorations avaient lieu dans toutes les ambassades russes à l’étranger. En France, l’ambassade de la Fédération de Russie avait rédigé un message de condoléances aux parents des morts d’Ossétie du Sud. Le texte, contenant notamment la phrase "En l’hommage des victimes de la tragédie en Ossétie du Sud - Ossètes, Russes, Géorgiens. Nous partageons le deuil des familles", avec une photo de Tskhinvali, devait être publié dans le journal Libération. Si un accord avait été conclu lundi (aux dires de l’ambassadeur), mardi aucune annonce n’était publiée, refusée par le Conseil de rédaction du journal. N’est-ce pas cela la censure ?

Source : Lenta.ru

Trotsky : une vie vouée à la Révolution

Par Aurialie le 23.08.2008 à 00h51

Continuons avec la commémoration des évènements tragiques des 21 août soviétiques : après la répression du Printemps de Prague en 1968 et le putsch de Moscou en 1991, on remonte le temps jusqu’à 1940 et l’assassinat de Trotsky.

La plus émouvante évocation de ses dernières journées est bien sûr celle de sa femme Natalia Sedova, qui l’a vu mourir après l’avoir suivi dans son exil, d’Europe au Mexique. Artisan de la Révolution d’Octobre 1917 (au même titre que Lénine), fondateur de l’Armée rouge et de la IVe Internationale, opposant farouche à Staline et à la bureaucratisation croissante du régime soviétique, historien et théoricien de la Révolution russe, Trotsky a donné sa vie à cette dernière, prenant parfois des décisions brutales et contestables, notamment la répression du soulèvement des marins du Cronstadt en 1921 (certains avaient perdu l’esprit révolutionnaire de 1917).

A la lecture de la biogaphie de Victor Serge, écrite en collaboration avec Natalia Sedova (donc forcèment partisane), Vie et mort de Léon Trotsky, on garde tout de même l’image d’un homme intègre et profondèment intelligent, (me) donnant envie (personnellement) de lire son autobiographie Ma vie.

Source photo : communisme.wordpress.com

Ossétie du sud : deux journalistes tués, deux autres blessés

Par Aurialie le 10.08.2008 à 20h07

Dépêche AFP — Deux journalistes ont été tués et deux autres blessés dans la république séparatiste géorgienne d’Ossétie du Sud où un conflit armé oppose Russes et Géorgiens, a annoncé dimanche la radio Echo de Moscou.

Les deux hommes, Grigol Tchikhladze et Alexandre Klimtchouk, sont entrés dans la zone du conflit avec l’armée géorgienne et ont été tués par des volontaires ossètes, a affirmé à la radio un correspondant de l’édition russe de l’hebdomadaire Newsweek, Orkhan Djemal, sans autre précision.

M. Tchikhladze couvrait le conflit pour l’hebdomadaire Russian Newsweek et M. Klimtchouk, âgé de 27 ans, travaillait comme photographe pour l’agence de presse russe Itar-Tass, a indiqué l’agence de presse News Georgia, selon laquelle les deux victimes sont de nationalité géorgienne.

"Soit ils sont restés derrière les militaires géorgiens, soit ils se sont perdus et sont tombés sur un poste ossète. Ils ont tenté de fuir les volontaires, mais ces derniers ont tiré sur leur voiture", a raconté M. Djemal.

Deux autres journalistes, dont un Américain, qui se trouvaient dans le même véhicule ont été blessés et hospitalisés à l’hôpital de Tskhinvali, selon la même source, ce qui porte à sept le nombre total des journalistes blessés depuis le début du conflit dans la nuit de jeudi à vendredi.

Portrait d'un humaniste : A. Pristavkine

La mort d’Alexandre Soljenitsyne a remis à la une du site du Monde un artcicle sur la mort de l’écrivain Anatoli Pristavkine, ancien président de la commission des grâces présidentielles de Russie, décédé le 11 juillet dernier, à Moscou, à l’âge de 76 ans. Ecrivain et humaniste, il mérite d’être connu, donc voilà son portrait par Daniel Vernet.

Anatoli Pristavkine a connu la gloire littéraire tardivement quand son roman Un nuage d’or sur le Caucase a été enfin autorisé en URSS, du temps de Mikhaïl Gorbatchev. Ce fut un immense succès. Le livre, qui traite de la déportation du peuple tchétchène sous Staline, a été traduit en une trentaine de langues et vendu à plusieurs millions d’exemplaires.

Il était né le 17 octobre 1931. Orphelin - ses parents sont morts pendant la seconde guerre mondiale -, il s’est enfui à 14 ans de l’institution dans laquelle il avait été placé et a erré dans le pays avec les bandes d’enfants des rues pourchassées par la police. Il en a tiré Les Petits Coucous, un roman paru en France en 1991. Dans les années 1960, il a participé à la construction de la centrale hydroélectrique de Bratsk, en Sibérie, qui a été aussi la matière à un roman.

Mais c’est surtout dans les années 1990 qu’Anatoli Pristavkine s’est fait connaître. Sur la recommandation du défenseur des droits de l’homme Sergueï Kovalev, il a été nommé en 1992 par Boris Eltsine président de la commission des grâces présidentielles.

Cette commission, composée d’intellectuels, devait examiner les dossiers des détenus, notamment des condamnés à mort. Dans un pays où l’abolition de la peine de mort ne rencontre le soutien ni de la population ni de la grande majorité des hommes politiques, elle avait pour raison d’être d’essayer d’humaniser un peu un système carcéral où règne l’arbitraire. Par rapport au nombre d’habitants, la population carcérale de Russie est une des plus élevées au monde. Chaque année, 10 000 prisonniers meurent de malnutrition, d’étouffement à cause de l’entassement dans les cellules, de maladie, notamment de la tuberculose.

Pendant ses dix ans d’existence, la commission présidée par Prostavkine a examiné plus de 50 000 dossiers et gracié plus de 12 000 condamnés à mort. Elle était une épine dans la chair du FSB (ex-KGB), la police politique qui contrôle aussi la justice. Vladimir Poutine, alors président de la Russie, l’a supprimée en 2001.

Source photo : Lenta.ru

Décès d'Alexandre Soljenitsyne

Par Aurialie le 04.08.2008 à 00h00

Les cercles littéraires russes, par l’intermédiaire d’Interfax, ont annoncé il y a quelques minutes le décès du grand écrivain russe Alexandre Soljenitsyne. Prix Nobel de littérature en 1970, il était notamment connu pour sa description du système concentrationnaire soviétique, que l’on retrouve, par exemple, dans l’Archipel du goulag, le Pavillon des Cancéreux, Une journée d’Ivan Denissovitch ... Décédé d’une attaque cérébrale dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 août, Il allait fêter ses 90 ans le 11 décembre. Une biographie plus riche sur Wikipedia.

Source : Lenta.ru

L'enquête sur le meurtre d'A. Politkovskaïa est close

Par Aurialie le 18.06.2008 à 22h28

Via Courrier international

Le comité d’enquête du parquet de la Fédération de Russie annonce que l’enquête préliminaire sur l’assassinat de la journaliste d’investigation russe Anna Politkovskaïa, en octobre 2006, à Moscou, est close, rapporte Moskovski Komsomolets. A partir du 19 juin, les proches de la victime et la défense pourront prendre connaissance du dossier. Trois personnes sont accusées du meurtre : un ancien policier, Sergueï Khadjikourbanov, et deux Tchétchènes, les frères Djabrail et Ibrahim Makhmoudov. Un ancien officier des services secrets russes, Pavel Riagouzov, est également impliqué dans l’affaire.

L’enquête sur le meurtre de la célèbre journaliste du bihebdomadaire Novaïa Gazeta a été marquée par des déclarations retentissantes des autorités. Moskovski Komsomolets rappelle que "le parquet général avait déjà annoncé l’élucidation du crime en août 2007, mais, depuis, le nombre des accusés n’a cessé de changer. Au cours de l’enquête, neuf personnes avaient été mises en accusation, mais ensuite plusieurs ont été libérées sans poursuites."

Affaire Politkovskaïa : le meurtrier "identifié"

Par Aurialie le 28.03.2008 à 20h38

Le meurtrier de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, assassinée en octobre 2006 à Moscou, a été "identifié", a annoncé vendredi un responsable du Parquet général russe.

"Nous avons identifié le meurtrier de Mme Politkovskaïa et faisons le maximum pour le retrouver", a indiqué le procureur Viatcheslav Smirnov. [NDLR : en voilà une bonne nouvelle alors, mais est-ce le vrai ?]

Le procureur a rappelé que dix personnes avaient été inculpées dans le cadre de l’affaire Politkovskaïa en tant qu’auteurs du crime ou complices. "Toutes ont été inculpées de crimes graves et très graves", a-t-il précisé. Une soixantaine de personnes ont en outre déposé leurs témoignages.

Journaliste du bihebdomadaire d’opposition Novaïa Gazeta, Anna Politkovskaïa a été assassinée le 7 octobre 2006 dans le hall de son immeuble, en plein centre de Moscou. Le meurtrier a abattu sa victime de quatre balles avant de prendre la fuite.

Fin août dernier, le procureur général Iouri Tchaïka a annoncé l’arrestation des organisateurs, des complices et des exécutants du crime parmi lesquels figuraient cinq anciens responsables des services secrets et un chef de gang d’origine tchétchène. Interrogé sur le commanditaire du meurtre, M. Tchaïka a juste précisé qu’il se trouvait à l’étranger et qu’il connaissait personnellement sa victime.

Source : Ria Novosti

Une étrange coïncidence

Deux journalistes, originaires du Daghestan, ont été assassinés vendredi. Gadji Abachilov, dirigeant de la chaîne Daghestan, antenne locale de la télévision publique russe Rossia, a été abattu à Makhatchkala, alors qu’il était en voiture. Ilias Chourpaev, reporter à Pervyi Kanal, a été retrouvé poignardé et étranglé dans son appartement à Moscou.

On ne connaît pas encore les motifs des assassinats, mais ils pourraient avoir des raisons professionnelles. Quelques heures avant sa mort, Chourpaev avait posté un message sur son blog dans lequel il évoquait un conflit entre la direction et les employés du journal daghestanais Nastoïachtchee Vremia. Le directeur avait communiqué à son équipe une liste de noms qu’il était interdit de citer dans la publication, celui d’Ilias Chourpaev y figurait. Quant au meurtre d’Abachilov, il ressemble à une commande. Il y a 3 ans, Magomedzagid Varisov, journaliste de l’hebdomadaire Novoe Delo et directeur du Centre républicain d’initiatives stratégiques et politiques, était assassiné dans les mêmes conditions et dans la même ville.

Ismail Berdiev, représentant du Centre de coordination des musulmans, a déclaré que les meurtres de Chourpaev et Abachilov étaient un signal des forces déstabilisatrices à la société russe. L’Union européenne estime que c’est une attaque contre les médias et la liberté de la presse.

Photos : Abachilov (gauche) et Chourpaev (droite), source Gazeta.ru

Meurtre, violence, pression... une journée comme une autre en Russie

En lisant le site de l’association russe de défense des droits de l’Homme, on se rend compte qu’il n’y a pas d’amélioration dans ce domaine. Rien qu’en cette seule journée, au moins quatre types de violations sont recensés :

Une nouvelle positive tout de même : la condamnation d’un officier russe, accusé d’avoir violenter une habitante de Novokouznetsk, a été confirmée, le Ministère des Finances doit payer une amende de 50.000 roubles.

Grajdanskaïa Oborona a perdu son leader

Par Aurialie le 20.02.2008 à 23h17

De nombreux médias russes ont rendu hommage hier à Egor Letov, chanteur de Grajdanskaïa Oborona, décédé dans la nuit suite à un problème cardiaque, à l’age de 44 ans. Markus Mathyl avait longuement évoqué ce groupe dans son article Nationalisme et contre-culture jeune dans la Russie de l’après-Perestroïka (publié dans l’ouvrage Le rouge et le noir - Extrême droite et nationalisme en Russie sous la direction de Marlène Laruelle), car il était représentatif de ces groupes punk qui diffusaient de idées antifascistes et antinationalistes avant et pendant la perestroïka et sont devenus ensuite des chefs de file de la contre-culture nationaliste.

Né en 1964 à Omsk, Egor Letov est très vite confronté à la violence de l’État soviétique : dénoncé pour "activités antisoviétiques" après un concert dans un appartement, le chanteur est interné en hôpital psychiatrique en tant que dissident politique. Il raconte cette période dans sa chanson La glace sous le pied du commandant, écrite en 1986. Par la suite, il dénonce l’antisémitisme de certains groupes rock, leur nationalisme rappelant les années de la terreur stalinienne.

La chute de l’URSS développe un nationalisme conservateur pro-soviétique et met à mal la contre-culture de la perestroïka, qui ne dispose plus d’opposition pour s’affirmer, ni de répression contre laquelle lutter. Egor Letov dénonce alors "la perte d’authenticité de cette culture, surplantée par les productions commerciales". Il "avoue même une certaine culpabilité pour avoir contribué à la victoire d’un ordre social, qui aurait créé, en Russie, comme ailleurs, un monde uniforme, matérialiste, privé de contenu". La nouvelle cible de la contestation est alors l’Occident, "une civilisation non héroïque de dealers et de débauchés par l’argent, selon Letov. Il se considère dorénavant comme un communiste dans la tradition des Brigades rouges et proclame "que l’anarchisme, le communisme et le fascisme constituent les diverses facettes d’une même médaille et sont préférables à toute démocratie". Début 1994, il participe à la création du Parti national-bolchevique, dirigé par Edouard Limonov et Alexandre Douguine.

Mais le groupe passe les dix années suivantes en quasi-clandestinité, composant des chansons plus poétiques, moins brutales, faisant seulement des concerts de temps en temps. En 2004, Letov rompt toutes relations avec les partis politiques. La régénération du "porte-parole de la glasnost" a lieu avec la sortie de l’album Pourquoi rêvons-nous ?, dans lequel il n’y a plus aucune agressivité, aucune haine.

Ci-dessus, la vidéo d’un de ses derniers concerts, la chanson s’intitule  ??????? ??????

My bloody Valentine

Par Aurialie le 14.02.2008 à 00h11

En cette saint Valentin, rien de tel qu’un petit billet … morbide.

Sont décédés, cette semaine (de mort naturelle ?) : Roman Roudakov, jeune appelé russe victime de la violence de ses supérieurs, et Badri Patarkatsichvili, riche homme d’affaires géorgien finançant l’opposition.

Également dans la catégorie wikipedio-nécro-historique : le philosophe et moine Cyrille, créateur de l’alphabet cyrillique avec son compère Méthode pour évangéliser les peuples slaves, disparu le 14 février 869. Avec classe et romantisme, les autorités ukrainiennes ont choisi la fête des amoureux pour exécuter l’un des plus grands tueurs en série, Andreï Tchikatilo, appelé le Monstre de Rostov (54 meurtres de femmes et d’enfants à son actif avec anthropophagie).

Et comme le disaient les bol’chaks autour d’une bonne marmite de borsch en méditant sur la thématique de l’amour :

  • Frappe ta femme avec le manche de la cognée, baisse toi, et vois si elle respire. Si c’est le cas, elle simule ; il faut remettre ça.
  • Plus tu frappes la vieille, meilleure sera la soupe.
  • Bats ta femme comme un manteau de fourrure, il y aura moins de bruit.
    (source : La révolution russe d’Orlando Figes)

Hommage à Pouchkine

Par Aurialie le 10.02.2008 à 22h53

Il y a 171 ans Pouchkine mourrait des suites d’une blessure reçue lors d’un duel avec un officier français. A cette occasion, voilà un de ses poèmes (que certains reconnaîtront, j’espère). Pour entendre la mélodie du poème, c’est ici.

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Je vous aimais ... et mon amour peut-être
Au fond du coeur n’est pas encore éteint.
Mais je saurai n’en rien laisser paraître.
Je ne veux plus vous faire des chagrin.
Je vous aimais d’un feu timide et tendre,
Souvent jaloux, mais si sincèrement,
Je vous aimais sans jamais rien attendre...
Ah ! puisse un autre vous aimer autant.

D’autres oeuvres du plus grand poète russe sur le site de la Fondation internationale Pouchkine.

Top 10 des évènements marquants (Ria Novosti)

Selon Ria Novosti, les 10 évènements marquants de l’année 2007 en Russie sont les suivants :

1 - Vladimir Poutine, proclamé "personnalité de l’année" par le magazine américain Time, désignant son successeur et dévoilant son avenir politique en qualité de Premier ministre.

2 - La nouvelle loi fédérale pour les élections à la Douma d’État selon laquelle seuls des partis politiques, et non des individus, sont autorisés à participer aux législatives.

3 -La victoire écrasante de Russie unie aux élections législatives du 2 décembre.

4 - Le décès de Boris Eltsine, 1er président de la Fédération de Russie, le 23 avril suite à un arrêt cardiaque.

5 - La démission du gouvernement du premier ministre russe Mikhaïl Fradkov le 12 septembre.

6 - La suspension de la participation de la Russie au Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE).

7 - L’arrestation du vice-ministre russe des Finances Sergueï Stortchak et de deux entrepreneurs, le 16 novembre dans le cadre d’une enquête sur une affaire de détournement de fonds publics.

8 - La tempête de force six du 11 novembre provoquant un nombre sans précédent d’accidents en mer d’Azov et en mer Noire.

9 - La décision du Comité international olympique choisissant la ville russe de Sotchi pour organiser les Jeux Olympiques d’hiver de 2014.

10 - La qualification de l’équipe russe de football pour la finale de l’Euro-2008 qui se déroulera l’été prochain en Autriche et en Suisse.

Tout cela est bien officiel, ma sélection d’évènements marquants prochainement !

Top 7 des meilleures façons de faire taire un opposant en Russie en 2007

Par Aurialie le 22.12.2007 à 00h31

En Russie, quand on veut réduire au silence un membre de l’opposition, un journaliste critique, une personne qui se mêle de ce qui ne la regarde pas, il y a plusieurs possibilités :

N°1 - Ancienne technique remise au goût du jour cette année : l’enfermement psychiatrique (ex : le journaliste Andreï Novikov, les membre de l‘Autre Russie, Laryssa Arap, qui avait dénoncé les mauvais traitements infligés dans les hôpitaux psychiatriques, et Artem Bassyrov)

N°2 - Technique très facile à mettre en œuvre grâce à la coopération des services de justice : l’emprisonnement sous un faux prétexte (ex. l’avocat Trépachkine, le scientifique Valentin Danilov, l’ancien officier Alexandre Nikitine, le journaliste Grigori Pasko, tous condamnés pour trahison, espionnage, révélation de secrets d‘État)

N°3 - Formule presque sans risque (attention au caméra de surveillance) : le meurtre sans motif par un tueur solitaire (ex. Anna Politkovskaïa)

N°4 - Très bonne méthode pour mater les jeunes rebelles : la conscription forcée (ex : Oleg Kozlovski, leader du mouvement d’opposition jeunesse Oborona, embarqué il y a deux jours par des forces de l’ordre, pour l’obliger à faire son service)

N°5 - Possibilité sans aucune complication : le faux suicide (ex : le journaliste russe Ivan Safronov, enquêté sur des ventes d’armes russes à la Syrie et à l’Iran, est mort en tombant du quatrième étage de son immeuble à Moscou)

N°6 - A l’ancienne : la relégation en Sibérie (ex : l’ancien oligarche Khodorkovski)

N°7 - Technique la plus voyante : l’empoisonnement (ex : l’ancien espion russe repenti Alexander Litvinenko)

Photo : Oleg Kozlovski, obligé de faire son service militaire, source Kasparov.ru

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