Tous les articles sur le mot clé : éducation

Sauvons l'éducation

Par Aurialie le 21.03.2011 à 22h38

Que ce soit en France ou en Russie, et notamment à Ekaterinbourg, l’éducation est un sujet pour lequel les gens se sont mobilisés ce week-end.

Parmi la quinzaine de photos de Kolotiv, le cliché de ce chien devant une pancarte pleine de fautes "Merci pour la réforme de l’éducation", ou devrais-je dire "Mairssi pour la raiphorm de l’èdukassion", m’a particulièrement plu.

Source photo : Kolotiv

La République de SKHID

Par Aurialie le 04.06.2009 à 23h55

En découvrant quelques affiches de l’exposition " ???????? ? ?????"("Artiste et temps") sur le site Lenta.ru, je suis tombée sur l’affiche du film " ?????????? ????" (La République de SKHID), qui raconte la vie d’un internat pour enfants difficiles dans les premières années de l’ère soviétique.

 ???? (SKHID) est l’abbréviation de ?????- ??????? ??. ????????????, école-commune du nom de Dostoevski, fondée en 1918 par le pédagogue Victor Nikolaevitch Soroka-Rossinski pour développer la personnalité civique et morale des enfants. Le film est tiré d’un livre partiellement autobiographique de Grigory Belikh et L. Panteleev, écrit à 1926 et publié en 1927. Je n’ai pas encore eu le temps de voir le film en entier, mais les quelques minutes que j’ai vues m’ont incité à en parler. Un site est totalement consacré à cette école.

La jeunesse s'active toujours et encore

Aujourd’hui, c’est la journée internationales des étudiants, célébrée la première fois en 1946 en mémoire des répressions des manifestations étudiantes contre l’occupation allemande à Prague en 1939 (9 morts, 1200 étudiants envoyés en camp). Cette journée n’est pas vraiment commémorée en Russie, qui ont déjà une fête des étudiants, le 12 janvier, à la Sainte Tatiana.

Cependant, cette journée résonne avec deux autres évènements en Russie. Tout d’abord, des étudiants russe (tendance gauche) ont créé hier l’Union des étudiants dans le but de lutter pour un système d’enseignement, qui "forgera, au sens propre, l’élite intellectuelle de la nation". Les membres de cet Union déclarent dans leur manifeste vouloir le retour de l’étudiant au sens dostoïevskien : "un esprit éveillé personnifiant la droiture de l’âme, l’indépendance de jugement et le dévouement aux intérêts de l’ordre public". Plus concrètement, ils exigeront une augmentation des bourses, l’augmentation du nombre des postes budgétaires (1), l’amélioration des conditions de vie dans les logements universitaires, l’augmentation du budget d’État en faveur de l’éducation. Comme le montre une infographie de Ria novosti, les bourses des étudiants sont en effet très faibles (entre 400 et 1000 roubles) et ne permettent donc pas de faire des folies (13 repas ou 8 repas et un coupon mensuel de transport en commun ou 3-4 manuels ou 55 pirojki ou un clavier et une souris et ce pour la bourse la plus élevée).

Autre époque, autres jeunes, même combat contre le fascisme (l’intolérance, le racisme), ce sont les Antifas (pour antifascistes). Ils se sont réunis le 13 novembre en mémoire de l’un des leurs, Timour Katcharava, assassiné par un skinhead en 2005. Cette année encore, des commémorations ont eu lieu dans plusieurs villes russes (Saint Pétersbourg, Voronej, Nijni Novgorod), mais aussi à Minsk. A partir du 23 novembre, des soirées de soutien seront également organisées en France par le SRA (Solidarité, Résistance, Antifa – collectif de solidarité antifasciste) dans le cadre d’une tournée d’une semaine : projection sur les antifas russes, débats avec des militants russes et concerts.

Les dates des soirées sont les suivantes : 23/11 à Paris, 24/11 à Angers, 25/11 à Bordeaux, 26/11 à Limoges, 27/11à Saint-Étienne, 28/11 à Dijon et le 29/11 à Strasbourg.

Source photo : Lenta.ru

(1) Dans les établissements d’Etat la structure d’offre d’éducation est définie par la structure des places budgétaires, des départements organisationnels (facultés, chaires) et des postes d’enseignants, information tirée d’un rapport d’étudiante Éducation en Russie.

Encore un signe de retour en arrière ?

Par Aurialie le 16.05.2008 à 23h45

Trois jours avant le Jour des Pionniers, célébrant la création de cette organisation communiste pour les jeunes de 10 à 15 ans (en 1922), l’Assemblée pédagogique russe a accepté la création d’une association réunissant tous les mouvements et organisations russes pour la jeunesse. Créé avec le soutien du parti Russie Unie, mais censé conserver "sa neutralité envers tout parti politique" et son indépendance envers l’État, ce nouveau groupement appelé "Jeunesse de Russie" aura le droit de faire des réunions, meetings, manifestations, processions et piquets, ainsi que de participer aux campagnes électorales.

L’État apportera tout de même un "soutien structurel et financier et un accompagnement pédagogique de leur activité" (sic). Les participants de l’Assemblée pédagogique russe n’ont pas caché qu’il était question de refonder le mouvement des Pionniers, afin d’aider "au développement super-rapide de la Fédération de Russie".

Pour rappel, le salut de cette organisation, entièrement dédiée à la gloire de Lénine, était :
- Jeunes pionniers ! Soyez prêts à vous battre pour Lénine et le Parti Communiste !
- Toujours prêts !

Celui-ci va certainement maintenant être :
- Jeunes pionniers ! Soyez prêts à vous battre pour Pouvedev, Medvedine et le parti Russie Unie !
- Toujours prêts !

Source image : Grani.ru

Protestation en musique

Par Aurialie le 10.03.2008 à 20h07

Aujourd’hui, une centaine d’étudiants de l’Académie de Musique Gnessine ont organisé un flash-mob, pour protester contre une décision de justice exigeant l‘expulsion de près de 1000 étudiants de leur foyer. Ils se sont réunis pendant quelques minutes dans le centre commercial Atrium de Moscou, ont chanté, dansé, joué de la musique et ainsi tenté d’attirer l’attention sur leur situation.

Les étudiants ont été informés le mercredi 5 mars de leur expulsion, prévue pour le 11 mars. La raison officielle : des problèmes de sécurité dans le bâtiment, ce que réfute l’administrateur. Quelle que soit la raison de cette décision, la rapidité d’exécution est totalement dommageable pour les étudiants, puisqu’aucune solution de remplacement n’a encore été trouvée.

La sainte Tatiana de l'OD-Group

Par Aurialie le 27.01.2008 à 23h10

Il y a quelques mois, le combat de quelques étudiants de la Faculté de sociologie de l’Université d’État de Moscou (MGOu) était mentionné ici. Ils demandaient à l’administration de la faculté d’améliorer la qualité de l’enseignement, d’arrêter sa propagande réactionnaire et ultranationaliste, d’assurer des conditions quotidiennes d’étude vivables. Aujourd’hui, rien n’a changé.

Le 25 janvier, à l’occasion de la Sainte Tatiana (fête des étudiants), le groupe d’initiative de la fac de sociologie (OD-group) et de la fac de biologie (Pour une formation humaine) du MGOu ont mené une action commune pour attirer l’attention du recteur, des étudiants et de l’opinion publique sur la situation complexe de ces deux facultés : un niveau extrêmement bas de formation (en sociologie), des violations criantes (expériences sans anesthésie en biologie par ex.), pas de méthodes alternatives d’enseignements (utilisation des nouvelles technologies, modélisation par ordinateur), arbitraire de l’administration dans ses relations avec les professeurs et les étudiants...

Pour se faire entendre, ils ont donc distribué des prospectus, recueilli des signatures et crié les slogans suivants : "Non aux répressions dans la fac de sociologie !", "Le plagiat est la honte du MGOu !" ; "Non aux répressions dans la fac de biologie !", "Nous avons le droit de ne pas tuer !". En ce jour de fête, certains étudiants ont accusé les contestataires de gâcher leur journée, mais pour ces derniers, cette action était indispensable, la situation devenant de plus en plus lourde dans les facs mentionnées.

La politique russe pour les enfants ou les nuls

C’est une grande période électorale qui commence en Russie avec en décembre les législatives et en mars la présidentielle. C’est donc le bon moment, pour les enfants curieux, les étrangers et les autres citoyens, de consulter le site (en flash) du président de la Fédération de Russie créé spécialement pour les écoliers, pour tout savoir de la vie politique russe, en musique et en couleurs. Trois personnages accompagnent l’internaute dans les arcanes du pouvoir pour répondre aux principales questions sur le président (sa fonction, ses pouvoirs), la Russie (Parlement, Sénat, drapeau, hymne, constitution), le Kremlin (visite virtuelle sous forme de jeu, photos), l’armée russe (pour attirer de nouvelles recrues), la langue russe, l’histoire…

Une grande question y aussi est traitée : y a-t-il de la démocratie dans le pays ? La réponse n’est pas donnée, car il est difficile d’expliquer à des enfants qu’ils vivent dans une démocratie contrôlée. Le but de la section est de permettre aux écoliers de faire la différence entre démocratie et dictature en leur faisant répondre par oui ou non à six questions du genre : "les adultes n’ont pas peur d’exprimer des points de vue différents, discuter ensemble de la politique. Les uns estiment que tout va bien dans le gouvernement, les autres, que tout va mal. C’est la démocratie ?" Ou encore : "tous les adultes qui parlent de politique dans le téléviseur expriment les mêmes opinions, félicitent chaudement et fortement le président, le gouvernement et l’État et à la maison discutent en chuchotant. C’est la démocratie ?"

Et enfin, en vrac, une école des présidents pour savoir si vous pouvez devenir président, des photos de Poutine avec des enfants, des animaux ou en train de faire du sport, une page spéciale pour expliquer les élections législatives de décembre, et des réponses à de multiples questions : qu’est-ce qui est interdit au Président ? (réponse partielle : interdiction de violer la constitution, impossibilité d’être élu trois fois même si le peuple est transi d’amour pour son chef de l’État). Quelle est la différence entre le Président et le Père Noël ? (il ne donne pas de cadeaux, ne fait pas de miracles et travaille toute l’année !)

Il faut sauver le ë

Par Aurialie le 02.08.2007 à 16h46

Andreï Foursenko, ministre de l’Education russe, s’est attaqué à une importante mission : rendre toute sa place à la lettre ë (io), trop souvent remplacée par la lettre e (ié), en rendant obligatoire son utilisation.

Cette lettre est apparue la 1e fois en 1783, grâce à la directrice de l’académie des sciences de Saint-Pétersbourg, Ekaterina Dachkova, qui souhaitait n’utiliser qu’une lettre (au lieu de deux) pour le son "io" (par exemple, "ë ???" au lieu de "i ????"). Mais c’est surtout Karamzine, à qui on a souvent attribué par erreur la paternité de cette lettre, qui l’a rendu célèbre en 1796 en l’utilisant massivement dans un almanach de poésie Aonidy. Cependant, est-ce une initiative de Karamzine ou de l’imprimeur (la question mérite d’être posée), puisque dans son Histoire de l’Etat russe, écrite entre 1816 et 1829, Karamzine n’emploie pas cette lettre. Ce n’est que le 24 décembre 1942 que l’usage de cette lettre dans les ouvrages scolaires est devenu obligatoire et que le ë a eu sa place officielle dans l’alphabet russe.

S’en suit maintenant une querelle de linguistes (comme chez nous pour la prononciation de août), politiques et designers sur l’obligation d’utiliser cette lettre, principalement visible de nos jours dans les livres pour enfants et les manuels pour les étrangers apprenant la langue russe. Foursenko explique qu’il est pourtant indispensable de se battre pour une prononciation et une orthographe justes, car la langue russe est aujourd’hui déformée à un degré plutôt important. Ainsi, le refus d’employer la lettre ë est une violation de la loi fédérale sur la langue d’Etat de la Fédération de Russie. Et les admirateurs de la lettre ë sont nombreux : des monuments ont été érigés en son honneur, notamment à Oulianovsk et dans la région de Iadrinski à la place de l’ancien village Iolkino.

Source : Newsru.com

L'Education nationale russe s'occupe de ses enfants

Par Aurialie le 24.07.2007 à 23h22

Les Russes ont du pétrole mais aussi des idées pour améliorer leur système éducatif et les performances de leurs élèves. Dès janvier 2008, une nouvelle discipline obligatoire va apparaître dans les écoles russes : le jeu d’échecs. Les élèves de 6 à 9 ans auront deux à trois heures par semaine d’échecs afin de rendre leur esprit plus souple et acquérir les bases de la logique et de la stratégie, avec un risque majeur : les dégouter de ce jeu.

Pour les étudiants moscovites, pas de nouvel enseignement, mais des examens médicaux de prévention plus nombreux, notamment sur l’utilisation de drogue, mais aussi un contrôle de la vue et du système nerveux, endommagés par une utilisation intense de l’ordinateur et une augmentation des heures de cours. Le maire de Moscou, Loujkov, va donc réunir les institutions médicales de la ville, les recteurs d’académie et les responsables des milieux étudiants pour travailler sur la question de la santé des jeunes. Connaissant l’espérance de vie des hommes russes, il serait très utile de surveiller leur santé (ainsi que celle de femmes) le plus tôt possible.

Sources : Courrier international et Newsru.com
Image : tableau de Victor Vasarely Chess trouvé sur jmrw.com

Situation critique à la Faculté de sociologie de l'Université d'Etat de Moscou

Par Elie le 22.04.2007 à 22h57

Appel urgent : Signez notre appel, s’il vous plaît

Nous sommes un groupe d’étudiants de la Faculté de sociologie de l’Université d’Etat de Moscou, qui ont demandé à l’administration de la faculté d’améliorer la qualité de l’enseignement, d’arrêter sa propagande réactionnaire et ultranationaliste, d’assurer des conditions quotidiennes d’étude vivables. Suite ? nos exigences, l’administration a initié une série de répressions : elle a fait arrêter par la police nos amis d’autres universités venus distribuer notre bulletin à la porte de la faculté ; certains étudiants ont été menacés ; le bureau du doyen et le conseil d’étudiants officieux ont rédigé une lettre au recteur (= chancelier de l’Université) demandant de couper court à toutes actions, manifestations ou réunions non autorisées sur le territoire de l’Université. Il s’agit d’une tentative de nous faire taire et d’entourer d’un mur de silence la situation dramatique qui règne à notre faculté.

Nous assistons à une dégradation croissante des conditions scolaires : depuis plusieurs années, les cours ? la faculté deviennent de plus en plus anodins et formels ; l’administration réduit progressivement les heures des séminaires et des travaux pratiques ; il y a de moins en moins de cours dans les disciplines annexes ; les conférenciers externes sont invités de plus en plus rarement ; les questions d’examens se réduisent au contenu d’un manuel rédigé par le doyen. Le bureau du doyen distribue aux étudiants, à titre obligatoire, une brochure qui cite les « Protocoles des Sages de Sion » comme une source fiable et accuse les franc-maçons et les « sionistes » de contrôler la politique américaine et britannique ainsi que le système financier mondial.

Les conditions quotidiennes d’étude à la faculté sont insoutenables. Nous ne disposons pas de bibliothèque. Nous manquons de salles de cours. Il n’y a pas de ventilation. Le bâtiment regorge de caméras de télésurveillance dont l’administration se sert pour suivre les étudiants « suspects ». Les entrées sont munies de tourniquets, comme dans une usine. Les gardes de sécurité se permettent un comportement grossier et brutal envers les étudiants.

Nous exigeons une révision de la structure des cours, l’invitation des professeurs compétents et des chercheurs reconnus en tant qu’enseignants, la mise ? disposition d’informations sur les programmes d’échanges avec les universités étrangères, le renvoi des gardes de sécurité grossiers, l’abolition du système humiliant de contrôle à l’entrée, des conditions vivables.

Nous insistons sur une rencontre publique avec le doyen, en présence du recteur de l’Université. Notre objectif principal est d’améliorer la qualité de l’enseignement à la faculté et changer la situation générale pour nous, étudiants, mais aussi pour les enseignants dont certains nous ont déjà témoigné leur solidarité.

Nous vous demandons de diffuser cet appel ainsi que la lettre d’information ci-jointe (en anglais) parmi vos collègues et d’autres personnes susceptibles de se solidariser avec nous. Soutenez-nous en écrivant au décanat et au rectorat de l’Université, dans n’importe quelle langue (copie à notre adresse SVP : info@od-group.org).

Secrétariat de presse de l’Université d’Etat de Moscou : tél. +7-495-939-36-67 ; fax : +7-495-939-22-64 ; courriel : press[at]rector.msu.ru ;

Recteur de l’Université d’Etat de Moscou, Viktor Antonovitch Sadovnitchi : tél. +7-495-939-10-00 ; fax : +7-495-939-01-26 ; courriel : info[at]rector.msu.ru ;

Doyen de la Faculté de sociologie, Vladimir Ivanovitch Dobrenkov : tél./fax : +7-495-939-46-98 ; courriel : vid[at]socio.msu.ru ou theory[at]socio.msu.ru ;

Administration de la Faculté de sociologie : fax : +7-495-939-46-98 ; courriel : soc[at]socio.msu.ru.

Signez pour soutenir nos revendications : www.od-group.org/subscribe

Pour de plus amples informations en russe, voir http://www.od-group.org/

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