Tous les articles sur le mot clé : femme

Nouvelles icônes

Par Aurialie le 12.03.2012 à 19h51

Quoi de plus normal que d’utiliser une imagerie religieuse pour défendre les nouvelles icônes du féminisme revendicatif et de l’incompréhension de l’État face à l’art moderne, que sont devenues les Pussy Riot, depuis l’emprisonnement de deux membres ?

Cette photo a été prise dans une rue de Novossibirsk, mais son auteur n’est pas connu. J’aime beaucoup les détails du dessin, notamment les mentions " ????" et " ????" en haut, pour " ??????? ????? ?????" (Libérez Pussy Riot). Iconiser des personnes, enfermées pour incitation à la haine religieuse, voilà une autre très bonne idée de l’auteur !

Source photo : Kissmybabushka

Marquer d'une croix rose

Par Aurialie le 01.11.2011 à 00h04

Partant du principe que le silence tue, les féministes de Saint-Pétersbourg et le groupe Zoa-Art ont décidé d’indiquer par une croix rose les endroits où des violences ont eu lieu contre les femmes (meurtres ou viols), afin d’attirer l’attention sur les problèmes des violences sexuelles. L’idée de la croix rose vient des pays d’Amérique latine, comme le montre ce reportage photo.

Zoa-Art a utilisé ces photos de Deb0la pour créer un tract pour la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre.

Dans le même ordre d’idée, les féministes ukrainiennes Femen ont manifesté aujourd’hui, en France, devant le domicile de Dominique Strauss-Kahn, pour dénoncer "l’impunité des violeurs de haut rang", "l’hypocrisie et la luxure de l’"élite" politique masculine".

Source photo : Deb0la

Femen fauche la chienlit gouvernementale

Par Aurialie le 12.09.2011 à 23h58

Le 24 août, jour de l’Indépendance de l’Ukraine, les militantes de Femen ont fauché les fleurs représentant les armoiries de l’Ukraine, devant le bâtiment du gouvernement, en signe de protestation contre le pouvoir, qui pendant 20 ans "a dilapidé les fonds de l’Etat", "a tondu et fauché des millions de citoyens" (les "survivants [subissant] méthodiquement un sarclage de cerveau à l’aide de médias sous contrôle"), ou encore "cultivé les mauvaises herbes de la peur et de l’apathie". Le communiqué de presse des Femen est ainsi rempli d’images horticoles et accompagné d’une autre vidéo, montrant l’ardeur du combat avec les forces de l’ordre.

Les symboles utilisées par les Femen (de belles jeunes femmes en costume traditionnel, fauchant des fleurs comme dans le passé), mise en image et en musique par VanHelsingLab donnent une vidéo très forte. Elles représentent parfaitement la valeureuse kolkhozienne (sans l’ouvrier), défendant la liberté, l’honnêteté, l’indépendance... Les Femen disent que leurs poitrines sont leurs armes ; vu le nombre de journalistes, elles n’ont peut être pas tort.

Comme une envie de se pendre, messieurs ?

Par Aurialie le 09.03.2011 à 23h55

Contrairement à ce que je montrais hier, la Journée de la Femme en Russie n’est pas vraiment une journée de revendications féministes. Les hommes sont aux petits soins pour les femmes qui les entourent, leur offrent des fleurs (le mot "rose" était le terme le plus recherché hier sur Google par les utilisateurs russes) et des cadeaux. En fait, on peut dire que le 8 mars en Russie, c’est comme la Saint-Valentin, une journée où les hommes ont (parfois) envie de se pendre.

Et cela, V. Bogorad l’a très bien illustré.

Plus sérieusement, et pour en apprendre un peu plus sur cette journée en Russie, dans sa tribune "Un autre regard sur la Russie" publié sur Ria Novosti, Alexandre Latsa aborde cette semaine le rôle de la Russie dans la journée de la femme.

Source dessin : V. Bogorad

Jusqu'où doit aller l'egalité des sexes ?

Par Aurialie le 08.03.2011 à 23h26

La Journée internationale de la Femme a un peu plus d’impact en Russie qu’en France, certainement parce que Lénine l’a institutionnalisée en 1921, alors que François Mitterrand l’a fait pour la France en 1982. Outre les vœux de Medvedev sur Twitter, en russe et en anglais, quelques manifestations ont été organisées, notamment sur la place Pouchkine.

J’ai beaucoup aimé cette photo, prise par un étudiant-photographe en psychologie, Evgueni Feldman, car le slogan de la pancarte est la suivante : "pour les femmes et les hommes - un salaire d’esclave égal pour un travail d’esclave égal !" Voilà un bien beau slogan en faveur de l’égalité entre les sexes !

Source : Evgueni Feldman

MAJ (14/03/11) : erreur de traduction, corrigé suite aux commentaires

Belles et rebelles

Par Aurialie le 16.02.2011 à 00h27

Bonne nouvelle pour l’égalité entre les sexes : on enferme aussi les belles filles qui protestent !

A l’occasion de la manifestation anti-Berlusconi pour la dignité de la femme, les filles de Femen se sont réunies devant l’ambassade d’Italie à Kiev pour l’action "l’Italie n’est pas un bordel". Avec leur classe habituelle, elles ont enlevé leurs culottes (elles en portaient plusieurs), les ont jetés dans le public présent (beaucoup de journalistes), ont crié leur slogan et fait des doigts d’honneur. Mais une fois n’est pas coutume, les policiers les ont arrêtées sans ménagement et les Femenistes ont été condamnées à des amendes entre 51 et 850 grivnas (entre 4 et 79€).

Vivement la journée de la femme (pour info, le 8 mars) !

Source photo : Femen

Le manifeste FEMEN

Par Aurialie le 23.12.2010 à 22h47

Les filles de FEMEN (j’en ai déjà parlé ici) dévoilent enfin leur manifeste, en vidéo et à leur manière...

Je ne suis pas sûre que les Chiennes de garde françaises apprécient beaucoup la femme libérée version ukrainienne...

Plus qu'un corps

Par Aurialie le 22.03.2010 à 23h39

Cette photo est la copie conforme de la pochette du dernier album de Damien Saez J’accuse. Celle-ci n’a d’ailleurs pas eu l’autorisation d’être affichée dans le métro, car jugée dégradante pour l’image de la nature humaine. Et pourtant, que ce soit cette image, ou cette manifestation organisée le 8 mars (journée internationale de la femme) à Kiev, cette représentation de la femme dans un caddie dénonce le sexisme dans la publicité, le corps féminin utilisé comme un objet dans notre société de consommation.

Les slogans scandés par les quelques manifestants étaient "le sexisme est une maladie sociale", "nous en avons marre de supporter les humiliations, nous sommes plus qu’un corps”, "des fleurs aujourd’hui, l’esclavage au quotidien", "on ne donne pas la liberté – on prend la liberté", ...

Source photo : Moloyko Vasiliy via bigpicture.ru

Le phénomène Femen

Par Aurialie le 21.11.2009 à 02h23


Il est facile de dire que ces femmes n’ont pas froid aux yeux. Vêtues de tenue sexy, telles des jeunes filles embauchées pour promouvoir des boissons alcoolisées ou énergétiques dans les soirées, elles se sont mises ainsi en scène pour protester contre le harcèlement sexuel à l’université en Ukraine. Réunies devant le ministère des sciences et de l’éducation, situé au centre de Kiev, elles veulent montrer et dénoncer le comportement des professeurs persécutant les étudiantes pauvres.

Ces jeunes femmes sont des activistes du mouvement féministe FEMEN, dont la mission est de "créer les conditions les plus favorables pour des jeunes femmes souhaitant intégrer un groupe social dont l’idée générale est l’entraide mutuelle et la responsabilité sociale, contribuant ainsi à révéler les talents de chaque membre du Mouvement". Concrètement, elles souhaitent informer la société des problèmes et questions des femmes ukrainiennes, agir activement contre les tendances négatives mettant en danger la santé mentale et physique des femmes ukrainiennes, développer les qualités intellectuelles, morales et de leader des jeunes femmes en Ukraine, …

En août 2008, elles ont organisé une manifestation contre le tourisme sexuel où l’on pouvait lire, autour de jolies jeunes femmes couchées sur le sol entourées d’hommes et d’argent, le message "l’Ukraine n’est pas un bordel" en plusieurs langues. Leurs actions sont parfois en décalage avec leurs messages. Cet été, elles ont protesté contre le porno et exigé la fermeture de tous les accès au porno en Ukraine en manifestant le haut du corps totalement dénudé et le mot google (avec de multiples O) lisible sur leur dos. Il y a une dizaine de jours, elles ont mené l’action "Demarlezatsia" pour remontrer le morale des citadins "pendant cette difficile période d’épidémie" de grippe. Vêtues de sous-vêtements en gaze et d’imperméables ouverts,
elles se promenaient dans le centre de Kiev en disant que le baiser était le meilleur moyen contre la dépression et qu’elles n’avaient pas peur de la grippe.

Les membres de Femen disent avoir créer une forme unique d’expression de soi basée sur le courage, la créativité, l’efficacité et le choc. Cette forme d’expression est en effet assez originale et montre qu’une femme peut être jolie, intelligente et féministe !

Source photo : Delfi

Quelle peine pour les femmes enceintes emprisonnées ?

Par Aurialie le 20.07.2009 à 23h44

Le 14 juillet dernier à Saint-Pétersbourg, des femmes, membres du Parti national-bolchévique, manifestaient pour demander l’amnistie des femmes enceintes et des mères emprisonnées. Pour elles, le système fédéral d’application des peines (FSIN) est une grande Bastille moderne construite pour humilier et détruire la dignité humaine, et non pour rééduquer les criminels. "Nous trouvons que le système pénitentiaire de la Fédération de Russie doit être réformé radicalement et placé sous le contrôle de la société et des organisations de défense des droits de l’homme."

Au cours de cette manifestation, qui n’a pas réuni grand-monde pour être honnête, elles ont notamment demandé la libération de Tatiana Kharlamova, natsbol enceinte de 4 mois, emprisonnée depuis début juin. Son crime : accompagnée d’Igor Chtchouk, elle a allumé des fumigènes et distribué des tracts demandant le retour à la Russie des îles Bolchoï, Tarabarov et Bolchoï Oussouriisk cédées le 14 septembre 2008 à la Chine, la fin d’une coopération militaire sino-russe, "suicidaire pour la Russie" et le jugement "des criminels d’État du Kremlin, qui, en ayant cédé les îles, ont foulé aux pieds la Constitution et ont porté atteinte à l’intégrité territoriale de la Russie". Pendant 6 mois, ils ont été enfermés dans une prison de Khabarovsk, libérés le 1er avril 2009, mais sous surveillance des services secrets. Après avoir quitté Khabarovsk, ils ont été de nouveau arrêtés début juin 2009 et se trouvent en prison depuis. Le plus triste dans cette histoire, c’est que l’on apprenait hier que Tatiana avait perdu son bébé.

L’amnistie des femmes enceintes emprisonnées est une question intéressante, car comme le fait remarquer un commentaire : tous les prisonniers doivent être égaux et effectuer leur peine indépendamment de leur sexe, nationalité ou situation familiale et patrimoniale. Toutefois, l’article 25 de la déclaration universelle des droits de l’homme rappelle que "la maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales". En France, malgré les peines alternatives (travail d’intérêt général, amende…) ou les aménagements de peine (libération conditionnelle, placement à l’extérieur…) environ une cinquantaine d’enfants naissent de femmes incarcérées chaque année.

Source photo : namarsh.ru

Des femmes de courage

Par Aurialie le 09.03.2009 à 23h19

Chaque année, à l’occasion de la journée de la Femme, le prix "Women of Courage" est attribué par l’Etat américain à huit femmes qui se sont battues pour la justice sociale et les droits de l’Homme dans le monde. Pour la première fois, une femme russe est récompensée : Véronika Martchenko, fondatrice et dirigeante de la fondation Droits de mères. Voilà 20 ans que Martchenko tente d’attirer l’attention de l’opinion publique sur la situation des forces armées, qu’elle enquête sur les circonstances véritables des décès de militaires en temps de paix et qu’elle dénonce les violations des droits de l’Homme dans l’armée. En 20 ans, la fondation a apporté une aide juridique à 80.000 familles de soldats décédés.

Les autres lauréates sont Wazhma Frogh (Afghanistan), Norma Cruz (Guatemala), Suaad Allami (Irak), Ambiga Sreenevasan (Malaisie), Hadizatou Mani (Niger), Mutabar Tadjibayeva (Ouzbékistan), et Reem Al Numery (Yemen).

La question avec ces prix est souvent de savoir s’ils récompensent vraiment le combat d’une personnalité ou bien s’ils servent à montrer du doigt la situation des droits de l’Homme dans un pays qui n’est pas un allié des Etats-Unis ou d’un pays occidental.

Le chiffre du jour : 47

Par Aurialie le 08.03.2009 à 23h34

Selon l’organisation Grant Thornton, la Russie occupe la 2e place mondiale en terme du nombre de femmes dirigeantes d’entreprises privées. A la première place, on trouve les Philippines avec 47% de femmes au commandement (42% en Russie). La moyenne mondiale est de 24%, la France est en-dessous avec 18%, tout comme les Etats-Unis (20%) ou encore le Japon (7%).

La Russie est également un des pays leaders dans l’augmentation du nombre de femmes dirigeantes : +9% entre 2007 et 2009 (à égalité avec le Canada). Devant la Russie, il y a la Turquie (+11%) et le Mexique (+10%). La France et les Etats-Unis sont à -3%, Hong-Kong à -6% et le Brésil -13%.

Des nouvelles têtes

Par Aurialie le 27.09.2007 à 00h10

Un nouveau gouvernement, de nouvelles nominations, Ria Novosti propose le trombinoscope gouvernemental du dernier cabinet du mandat Poutine. Mais est-ce que ça vaut vraiment le coup de se remémorer les 21 noms, leur mission prendra fin dans six mois ?

Pour info, de gauche à droite : Tatiana Golikova (ministre de la Santé publique et du Développement social), Alexandre Sokolov (ministre de la Culture et de l’Information), Elvira Nabioullina (ministre du Développement économique et du Commerce) et Anatoli Serdioukov (ministre de la Défense). A noter deux femmes dans ce nouveau gouvernement, un bon début !

Une vie consacrée au piano

Par Aurialie le 10.09.2007 à 00h42

La pianisteVéronique Lautard-Chevtchenko, très peu connue en France, est de ces femmes au destin surprenant qui ont décidé de vivre en Union Soviétique par amour. Mais à la fin des années 30, la vie en URSS est dure, la suspicion du Parti omniprésente et son mari Vladimir Chevtchenko est alors arrêté et fusillé (en 1941). Véronique, Véra pour les Russes, est, quant à elle, envoyée dans un camp à Sakhaline puis à Sevuralag. Elle avait fait de sa passion, le piano, sa profession, et continua de pratiquer son art, malgré ses mains déformées par le travail, sur un clavier muet qu’elle avait taillé dans le bois de sa couchette. Pendant treize ans, elle "joue" ainsi du Bach, Beethoven, Debussy, … Son premier jour de liberté à Nijniï Taguil est consacré à la recherche d’un piano, qu’elle trouve à l’école de musique.

En 1965, un article de la Komsomolskaïa Pravda change sa vie : l’académicien Mikhaïl Lavrentiev, fondateur de la branche sibérienne de l’Académie des Sciences d’URSS l’invite à travailler à Akademgorodok, près de Novossibirsk. Dans son petit deux-pièces, où se pressent ses admirateurs, elle joue sans relâche sur un piano à queue. Elle enchaîne les tournées, à Moscou, Leningrad, Odessa, Novossibirsk, Kiev, … Elle refuse de rentrer en France, malgré les nombreuses propositions, pour ne pas "trahir la mémoire des femmes russes qui [l]’ont aidée à survivre à l’enfer de la réclusion." Vera Lautard-Chevtchenko s’éteint en 1981, ne laissant que sept morceaux enregistrés.

En 2006 un concours international de piano portant son nom est organisé de Novossibirsk. Les lauréats de ce concours seront en représentation gratuite les 18 et 19 septembre à 20h30 à la salle Cortot (78 rue Cardinet Paris 17e, programme en pièce jointe), mais aussi à Pau le jeudi 20 septembre (Théâtre St Louis) et à Bordeaux le vendredi 21 septembre (Maison cantonale de La Bastide). La prochaine édition du concours Véra Lautard-Chevtchenko aura lieu a Novossibirsk du 1er au 14 décembre 2008.

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Programme des concerts de Paris

Deux filles dans la politique

Par Aurialie le 26.06.2007 à 00h39

Ksénia Sobtchak et Maria Gaïdar ont pour point commun d’être des filles d’hommes politiques, plus ou moins appréciés par la population russe. Ces deux filles, ayant côtoyé dans leur jeunesse les hommes politiques russes des différents mouvements démocratiques des années 90, ont décidé de suivre les traces de leurs pères en essayant d’aider la population. Chacune a sa façon.

Ksénia, la fille d’Anatoly Sobtchak, longtemps maire de Saint-Pétersbourg mais aussi mentor de Poutine, est pour le moment connue comme la Paris Hilton russe. Présentatrice d’une émission de téléréalité, star des tabloïds et reine des soirées mondaines, elle a déclaré il y a un an vouloir créer un mouvement politique jeunesse nommé Tous libres ! (??? ????????!). Mais pour le moment il n’y a pas de site Internet, ni de liste d’actions prioritaires, ni de leader désigné. Ce mouvement est en fait un "club de gens", financé par "deux diamants" de la belle blonde, dont le but est apprendre aux jeunes à être libres…

Iegor Gaïdar a été le Premier ministre à l’origine de la thérapie de choc menée en 1992 dans le but de passer d’une économie soviétique planifiée à une économie russe de marché. Les traumatismes ont donc été grands dans la population. C’est pourquoi quand sa fille Maria, un des leaders du mouvement jeunesse Da ! (Oui !), a participé à la dernière marche du désaccord de Moscou et à souhaité s’exprimer sur la tribune avec les leaders de l’Autre Russie, Edouard Limonov l’en a empêché. La connotation trop négative de son nom pouvait être préjudiciable au mouvement d’opposition. Bien que consciente des difficultés que la société a éprouvé suite aux réformes, elle explique que son père a pris sur lui les responsabilités du pays à cette époque, responsabilités que peu de gens ont acceptées. Spécialiste en l’imposition et fiscalité, elle se dit prête à accepter elle-même une mission dans les hautes sphères du pouvoir.

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