Tous les articles sur le mot clé : jeunesse

Tranche de vie humaine

Par Aurialie le 04.10.2008 à 01h30

Dans la semaine végétarienne, je veux la Journée mondiale de l’animal (organisée aujourd’hui) et la Journée mondiale végétarienne (organisée le 1er octobre). On ne peut pas dire qu’il y ait surabondance d’informations sur ces sujets, la crise économique polarisant l’attention de tous les médias.

L’Ukraine, et plus particulièrement quelques jeunes de la ville de Lviv, ont semblé plus concernés par ces questions. La preuve : ce rassemblement d’une vingtaine de personnes sous le slogan "Sauvez les vaches, mangez de la viande humaine". Allez, vous prendrez bien une petite tranche de cuissot humain pour sauver Marguerite et Azalée !

Source photo : Zaraz.org

De moins en moins de liberté d'expression sur le web ?

Dmitri Soloviev, alias dimon77, coordinateur de la branche régional du mouvement Oborona à Kemerovo, est le 2e bloggueur russe à encourir une peine de prison (deux ans) pour des propos diffamatoires, incitant à la haine, envers des agents du ministère de l’Intérieur et du FSB (Le 1er était Savva Terentiev).

Pour Oleg Kozlovski, leader d’Oborona, le côté politique de cette affaire ne fait aucun doute : "C’est une tentative de faire pression sur Oborona, aux niveaux local et fédéral." Possédant une copie de l’acte d’accusation mais préférant ne pas le diffuser pour ne pas compromettre plus Dmitri, il cite l’un des articles mis en cause. Intitulé "Les hommes en gris ne feront pas plier Oborona", ce billet reprend les propos d’un autre bloggueur, accusant le ministère de l’Intérieur et les agents du FSB de faire taire l’opposition, de rendre des verdicts injustes, d’enfermer les dissidents dans des asiles psychiatriques et d’employer toutes sortes de méthodes d’intimidation.

Anton Nosik, directeur de SUP (administrant la section russe de LiveJournal.com), a déclaré qu’une condamnation de Soloviev mettrait en danger la liberté d’expression sur le web : "Ce serait effrayant qu’un tribunal ne se rende pas compte qu’il n’y a aucun crime dans cette affaire."

De plus en plus, les gens vont avoir peur d’exprimer leur opinion. C’est pourquoi une communauté essaie de se fédérer autour de Dmitri Soloviev pour faire connaître son cas et le défendre.

Propos repris sur The Moscow Times

Faites l'amour, pas la guerre !

Par Aurialie le 15.08.2008 à 23h28

Parce que la guerre est sur le point de se terminer (la Russie et la Géorgie sont prêts à signer l’accord de paix proposé par Sarkozy), les jeunes de mouvement Oborona ont décidé d’organiser un flashmob pacifiste de bisous.

L’appel est le suivant : Embrassons-nous les uns les autres ! Une embrassade massive est capable de réduire les humeurs militaristes de la société. Amenez tous vos proches et êtres aimés, dimanche 17 août, boulevard Gogol (métro Kropotkinskaïa - Moscou) à 13h.

Haro sur la jeunesse

Par Aurialie le 08.07.2008 à 00h39

Les médias de Krasnoïarsk semblent préparer la population locale à un prochain projet de loi dirigée contre les subcultures émo, gothique, punks... C’est en tout ce qu’affirme l’un des musiciens de ce reportage.

Les autorités souhaitent déposer en automne une loi interdisant les subcultures. Pas plus d’informations pour le moment, mais ces jeunes et moins jeunes (le psychologue) ne voient pas le mal qu’il y a dans leur tenue.

Crânes rasés et idées courtes (Courrier International)

Par Aurialie le 05.06.2008 à 17h06

Cette semaine, Courrier international fait sa une sur les gangs de jeunes et leur violence. La Russie y a sa place, par la multiplication des actions de groupes de jeunes néonazis. Ci-dessous la traduction d’un article de Evguenia Zoubtchenko publié dans Novoïé Vremia

Dans les grandes villes russes, des groupuscules néonazis recrutent des ados de plus en plus jeunes. Leur jeu favori : agresser ceux qui ne sont pas blancs.

Tous les jours, nous sommes informés de nouvelles agressions visant des étrangers, au point que nous en sommes devenus blasés. Pour les défenseurs des droits de l’homme, toutefois, ces attaques ne sont pas une simple succession de cas isolés. Sous l’égide du Bureau des droits de l’homme de Moscou sera bientôt publié un rapport sur l’implication de jeunes dans ce qu’il faudra bien appeler des organisations terroristes. Ce document an­nonce que de nombreux groupuscules d’extrême droite pourraient à court terme se transformer en véritables organisations de combat, et que ces mouvements effectuent un véritable travail de sape. Les militants des droits de l’homme qui surveillent les activités de ces nationalistes affirment que nous avons d’ores et déjà affaire à un mouvement clandestin néonazi structuré.

Leur étude porte un long intitulé : “L’implication des jeunes dans les activités d’organisations terroristes de combat : un facteur de déstabilisation des relations interethniques dans la Russie contemporaine”. Elle a été rédigée par l’avocat Sergueï Belikov, déjà auteur de plusieurs ouvrages sur les “crânes rasés” en Russie. Cet expert note qu’il y a encore quinze ans la xénophobie concernait surtout les personnes âgées. C’est au milieu des années 1990 que la situation a basculé. La jeune génération s’est révélée très réceptive aux idées radicales d’extrême droite. Dès le début des an­nées 2000, le niveau de xénophobie de la jeunesse dépassait nettement celui de la plupart des autres tranches d’âge.

La situation sociale et politique de la Russie a contribué à politiser les jeunes. D’une masse amorphe de fans de contre-culture et d’autres courants informels ont émergé un certain nombre de groupes dotés d’une idéologie propre. Le mouvement des skinheads, vieux d’une dizaine d’années, exerce sur les relations interethniques une influence négative dont on constate partout les effets. Selon les chercheurs, la Russie comptait en 2007 pas moins de 141 groupuscules de jeunes extrémistes.

Ces “crânes rasés” ont de plus en plus recours à la violence physique directe à l’encontre de leurs adversaires idéologiques : cela va de l’insulte jusqu’au meurtre, en passant par toutes sortes d’agressions. Leur tactique habituelle consiste à s’attaquer en bande à une victime isolée. Ce genre de bandes existe dans la majeure partie des grandes villes. Pour l’instant, les violences se limitent à des attaques de rue, mais M. Belikov estime que, si cela continue, certains fanatiques seraient capables de planifier des “agressions systématiques dirigées contre des groupes de personnes”. Les bandes de jeunes se transformeraient ainsi en organisations terroristes. Les faits montrent que de tels groupes existent déjà.

Sergueï Belikov cite plusieurs exemples, dont le groupe Borovikov, une bande d’extrémistes responsables de meurtres d’étrangers dirigée par Dmitri “Kisly” Borovikov, qui a été tué en 2006 par les forces de l’ordre. Ce groupe rappelle les exactions de la fameuse “légion Werwolf” [en allemand, “loup-garou” ; nom d’unités nazies de lutte clandestine à la fin de la Seconde Guerre mondiale], démantelée par la police en 1994. Cette organisation conspiratrice néonazie sévissait dans les régions de Moscou et de Iaroslav. Belikov rappelle également l’attentat du marché de Tcherkizovo.

Galina Kojevnikova, vice-directrice du centre d’information et d’analyse Sova, nous confirme que ces drames ne font pas partie d’un avenir hypothétique, mais bel et bien de notre terrible quotidien. “Dès aujourd’hui, nous avons affaire à une mouvance néonazie clandestine organisée. Pendant trop longtemps, personne n’a prêté attention au phénomène, et voilà le résultat. Maintenant, le parquet de Moscou s’occupe vraiment des skinheads, mais il aurait fallu réagir il y a quatre ans, dès les premiers raids de ces bandes sur les marchés de Iassenevo et d’Orekhovo.” Les skinheads sont pour l’essentiel des mineurs. Fait inquiétant, si les adolescents viennent de plus en plus jeunes grossir les rangs de ces mouvements, les plus âgés ne décrochent pas. Auparavant, après s’être “amusés” un moment, ils arrêtaient de participer. Aujourd’hui, ils restent et, pis encore, reviennent parfois après leur sortie de prison. Pour Mme Kojevnikova, c’est un indice de profonds changements chez les néonazis. Or cette vague de terreur ne pourra pas être stoppée par les moyens habituels, tels que les arrestations en flagrant délit. “Lutter contre ces groupuscules passe par un vrai travail de renseignement, qui n’est pas mené à ce jour. Ce qui complique la situation avec les skinheads, c’est leur âge : comment trouver des adolescents pour infiltrer ces organisations ? C’est tout simplement illégal.”

Alexandre Brod, directeur du Bureau des droits de l’homme de Moscou, souligne lui aussi l’imminence du danger : “Ils sont bien armés, suivent un entraînement spécial et fabriquent des explosifs. Ils représentent une sérieuse menace pour la sécurité publique.

Encore un signe de retour en arrière ?

Par Aurialie le 16.05.2008 à 23h45

Trois jours avant le Jour des Pionniers, célébrant la création de cette organisation communiste pour les jeunes de 10 à 15 ans (en 1922), l’Assemblée pédagogique russe a accepté la création d’une association réunissant tous les mouvements et organisations russes pour la jeunesse. Créé avec le soutien du parti Russie Unie, mais censé conserver "sa neutralité envers tout parti politique" et son indépendance envers l’État, ce nouveau groupement appelé "Jeunesse de Russie" aura le droit de faire des réunions, meetings, manifestations, processions et piquets, ainsi que de participer aux campagnes électorales.

L’État apportera tout de même un "soutien structurel et financier et un accompagnement pédagogique de leur activité" (sic). Les participants de l’Assemblée pédagogique russe n’ont pas caché qu’il était question de refonder le mouvement des Pionniers, afin d’aider "au développement super-rapide de la Fédération de Russie".

Pour rappel, le salut de cette organisation, entièrement dédiée à la gloire de Lénine, était :
- Jeunes pionniers ! Soyez prêts à vous battre pour Lénine et le Parti Communiste !
- Toujours prêts !

Celui-ci va certainement maintenant être :
- Jeunes pionniers ! Soyez prêts à vous battre pour Pouvedev, Medvedine et le parti Russie Unie !
- Toujours prêts !

Source image : Grani.ru

Les Nachis rentrent chez eux

Par Aurialie le 29.01.2008 à 23h45

On l’apprend aujourd’hui dans les médias russes, le mouvement jeunesse pro-Kremlin Nachi va cesser son existence sous sa forme actuelle. Il va être totalement réorganisé et ses ressources, attribués à différents projets nationaux.

Preuve en est que les Nachis étaient un mouvement sans âme, sans réelle idéologie. On demandait à des jeunes de se réunir telle date à tel endroit, parfois on les faisaient venir en bus de régions autour de Moscou ou bien on les rémunérait, tout cela pour montrer que la jeunesse soutenait Poutine.

Maintenant que la peur d’une révolution colorée (comme en Ukraine ou en Géorgie) s’est éloignée, que l’opposition est réduite à néant, dans l’impossibilité de présenter un candidat à l’élection présidentielle, les autorités remballent ses jeunes, tout en sachant qu’à tout moment, si besoin, ils pourront ressortir leurs marionnettes sans cervelle.

Au moins, on ne les verra plus manifester leur amour à Poutine, notamment le jour de son anniversaire, mener des actions de propagande, ou bien polluer la nature...

Source photo : Kommersant

La sainte Tatiana de l'OD-Group

Par Aurialie le 27.01.2008 à 23h10

Il y a quelques mois, le combat de quelques étudiants de la Faculté de sociologie de l’Université d’État de Moscou (MGOu) était mentionné ici. Ils demandaient à l’administration de la faculté d’améliorer la qualité de l’enseignement, d’arrêter sa propagande réactionnaire et ultranationaliste, d’assurer des conditions quotidiennes d’étude vivables. Aujourd’hui, rien n’a changé.

Le 25 janvier, à l’occasion de la Sainte Tatiana (fête des étudiants), le groupe d’initiative de la fac de sociologie (OD-group) et de la fac de biologie (Pour une formation humaine) du MGOu ont mené une action commune pour attirer l’attention du recteur, des étudiants et de l’opinion publique sur la situation complexe de ces deux facultés : un niveau extrêmement bas de formation (en sociologie), des violations criantes (expériences sans anesthésie en biologie par ex.), pas de méthodes alternatives d’enseignements (utilisation des nouvelles technologies, modélisation par ordinateur), arbitraire de l’administration dans ses relations avec les professeurs et les étudiants...

Pour se faire entendre, ils ont donc distribué des prospectus, recueilli des signatures et crié les slogans suivants : "Non aux répressions dans la fac de sociologie !", "Le plagiat est la honte du MGOu !" ; "Non aux répressions dans la fac de biologie !", "Nous avons le droit de ne pas tuer !". En ce jour de fête, certains étudiants ont accusé les contestataires de gâcher leur journée, mais pour ces derniers, cette action était indispensable, la situation devenant de plus en plus lourde dans les facs mentionnées.

Zmiter Dachkevitch est libre

Par Aurialie le 26.01.2008 à 23h41

La justice biélorusse a fait preuve d’une étonnante bonté cette semaine, en libérant, un mois et demi avant la fin de sa peine, Zmiter Dachkevitchn leader du Jeune front, mouvement d’opposition non autorisée. Cette sortie anticipée est due à une réduction de peine de 6 mois, alors que les gardiens de sa prison lui promettaient une année ou deux d’emprisonnement en plus. Quand on lui a annoncé sa libération, il a donc crû à une blague, une façon de jouer avec ses nerfs.

Le jeune opposant avait été condamné le 1er novembre 2006 à un an et demi de prison pour ses activités politiques. Un comité de défense pour sa libération avait été créé en Biélorussie pour organiser une campagne de solidarité internationale. Amnesty international l’avait même déclaré prisonnier d’opinion.

Cette libération anticipée est d’autant plus étonnante qu’il avait été condamné en novembre 2007 à une amende de 900 dollars pour avoir refusé de faire des déclarations sur un autre activiste du Jeune front, Ivan Chilo.

Il y a quelques jours, grâce aux militants de l’association tchèque le Belarus libre, l’organisation de Dachkevitch a été autorisée à s’enregistrer officiellement en République Tchèque. Elle va donc pouvoir maintenant ouvrir des filiales et agir dans tous les pays européens, y compris en Biélorussie et l’Ukraine.

La première action de Zmiter va être de préciser comment vont être comptabiliser les quatre mois de prison qu’il a fait en trop (sa peine de prison réduite à un an, il aurait du être libre en octobre). Il est certain que sa la libération est devenue possible grâce à la pression exercée sur le régime de Loukachenko, à l’intérieur du pays comme à l’international. "Loukachenko tente de faire des avances à l’Ouest, c’est pourquoi périodiquement il y a des choses étonnantes, mais pour autant on ne peut pas dire qu’en Biélorussie il y a des améliorations démocratiques. Ce qui me fait dire cela : l’affaire de droit commun contre mon compagnon Arthur Finkevitch, les nombreuses amendes et les jours d’emprisonnement des militants."

Source : Belpa.org, photo Svobodanews

Libérez Oleg Kozlovski

Le coordinateur du mouvement jeunesse Oborona, Oleg Kozlovski, a été enrôlé de force pour faire son service militaire il y a 32 jours. Ce week-end, de nombreuses manifestations ont eu lieu dans différentes villes de Russie - Moscou, Mourmansk, Saint Pétersbourg et aussi Ekaterinbourg, d’où a été tourné ce petit film - pour demander sa libération. Selon les informations obtenues auprès des médecins, le jeune militant, malade, ne serait pas apte au service. Il est d’ailleurs actuellement hospitalisé dans un hôpital militaire près de Riazan. Les raisons de son enlèvement sont forcément politiques, son maintien en caserne serait signé son arrêt de mort.

Le contenu du prospectus distribué dans les rues est lisible ici.

Top 7 des opposants politiques à Poutine

N°1 - l’ancien dissident soviétique, Vladimir Boukovski, pour son retour fracassant en Russie et sa volonté inébranlable de se présenter à l’élection présidentielle.

N° 2 - le leader des jeunes Iabloko, Ilia Iachine, pour son combat permanent contre Poutine et, notamment, son site protivputina.ru.

N° 3 - le leader de l’Autre Russie, Garry Kasparov, pour s’être battu sans relâche jusqu‘au élections législatives, mais n’avoir pu tenir tête jusqu’au bout à Poutine (il n’a pas même pas essayé de déposer sa candidature pour l’élection présidentielle).

N° 4 - le leader du Parti national-bolchevique, Edouard Limonov, pour ne pas garder sa langue dans sa poche malgré l’interdiction de son parti.

N°5 - le coordinateur du mouvement jeunesse Oborona, Oleg Kozlovski, pour son engagement politique, qui lui a valu d’être embarqué de force pour faire son service militaire, alors qu’il n’a pas fini ses études.

N°6 - une des organisatrices des marches du désaccord, membre du Front civique unifié, Marina Litvinovitch, pour son activisme pour les droits de l’homme et son action auprès de Garry Kasparov.

N°7 - l’ancien député indépendant (du parti républicain), Vladimir Ryjkov, à qui Poutine n’a laissé aucune chance de défendre sa place lors des législatives de décembre.

Image : Marina Litvinovitch, source Svobodanews.ru

Strasbourg condamne encore la Russie


Le 14 décembre 2004, une quarantaine de membres du parti national-bolchevique ont investi un local de l’administration présidentielle pour demander une entrevue avec le Président et deux de ses représentants. Les autorités ont été obligés d’enfoncer la porte pour déloger les jeunes, qui ont ensuite été poursuivis pour tentative de renversement par la violence du pouvoir de l’État, destruction et dégradation intentionnelles de biens dans un lieu public.

Parmi eux, Vladimir Lind a porté plainte auprès de la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg pour traitements inhumains et dégradants, violation du droit à la liberté et à la sûreté et du droit au respect de la vie privée et familiale.

Du fait de sa double nationalité russo-néerlandaise et par peur qu’il ne rentre au Pays-Bas, les autorités russes ont prolongé la détention provisoire, dans des conditions peu adaptées à sa glomérulonéphrite chronique (pathologie rénale) : moins de 3m² par prisonnier, pas d’intimité, cafards, poux, mauvaise ventilation, piètre qualité des aliments, pas de traitement médical. Mais l’affaire de Vladimir Lind n’en reste malheureusement pas là.

En septembre 2005, il a demandé à être libéré pendant quelques jours pour pouvoir rendre visite à son père, M. Jaap Lind, qui, atteint d’un cancer en phase terminale, avait sollicité une euthanasie, programmée le 29 septembre 2005. L’ambassadeur des Pays-Bas a appuyé la demande de remise en liberté de Vladimir, rejetée par le tribunal le 27 septembre 2005. Le lendemain, il est autorisé à parler à son père au téléphone, mais en russe uniquement et au bout d’une minute, la conversation est interrompue par l’administration pénitentiaire. L’euthanasie a lieu le jour prévu.

Le 8 décembre 2005, le tribunal de district de Tverskoï a condamné Vladimir Lind pour participation à des troubles collectifs et lui a infligé une peine de trois ans d’emprisonnement assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve pendant deux ans. Il a donc été remis immédiatement en liberté, mais trop tard pour revoir son père. Pour toutes ces raisons,la Russie a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme à payer la somme de 15.000€ à Vladimir Lind pour dommage moral. C’est donc une nouvelle condamnation du pays de Vladimir Poutine pour violation des droits de ses citoyens.

Source images : Novaïa Gazeta

Théâtre de propagande

Par Aurialie le 14.10.2007 à 01h52

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Après cette petite annonce pour les russophones, qui pourraient croire que ce site est pro-Poutine en regardant les titres et photos, présentons maintenant la nouvelle action des Nachis qui se lancent dans la promotion de spectacle politique pour rallier les foules à leur cause.

Depuis le 2 octobre, la pièce de théâtre intitulée L’autre Russie, créée et jouée par la troupe de Bobrouïsk (Biélorussie) ?????? ???????? (Singe crevé), est montrée dans différentes villes russes - Moscou, Tver, Velikiy Novgorod, Penza - avec la bienveillance des autorités russes et de la jeunesse poutinienne. Son sujet : un certain Oncle Sam veut voler la Russie et son pétrole, et pour cela, il est assisté de quelques hommes politiques de l’opposition - Mikhaïl Kassianov ("Micha Deux Pour Cent", "Dieu de l’opposition"), Édouard Limonov ("fasciste, citoyen français et membre de l’opposition"), Garry Kasparov ("le cerveau de l’opposition") et Irina Khalkha ("âme de l’équipe, sans le sou") - et d’hommes d’affaires - Mikhaïl Khodorkovski ("l’icône de l’opposition"), Boris Berezovsky ("le diable chauve, Satan en personne, marionnettiste de la contestation") et Leonid Nevzline (également "marionnettiste"). Lorsque Kasparov et Limonov essayent de vendre la Russie et d’installer le peuple russe dans des maisons en carton, un détachement de Nachis arrive pour sauver le pays...

Quatre heures de propagande, que tout citoyen déjà conditionné par les médias, appréciera sûrement avec enthousiasme.

Principale source : Vzgliad

La politique russe pour les enfants ou les nuls

C’est une grande période électorale qui commence en Russie avec en décembre les législatives et en mars la présidentielle. C’est donc le bon moment, pour les enfants curieux, les étrangers et les autres citoyens, de consulter le site (en flash) du président de la Fédération de Russie créé spécialement pour les écoliers, pour tout savoir de la vie politique russe, en musique et en couleurs. Trois personnages accompagnent l’internaute dans les arcanes du pouvoir pour répondre aux principales questions sur le président (sa fonction, ses pouvoirs), la Russie (Parlement, Sénat, drapeau, hymne, constitution), le Kremlin (visite virtuelle sous forme de jeu, photos), l’armée russe (pour attirer de nouvelles recrues), la langue russe, l’histoire…

Une grande question y aussi est traitée : y a-t-il de la démocratie dans le pays ? La réponse n’est pas donnée, car il est difficile d’expliquer à des enfants qu’ils vivent dans une démocratie contrôlée. Le but de la section est de permettre aux écoliers de faire la différence entre démocratie et dictature en leur faisant répondre par oui ou non à six questions du genre : "les adultes n’ont pas peur d’exprimer des points de vue différents, discuter ensemble de la politique. Les uns estiment que tout va bien dans le gouvernement, les autres, que tout va mal. C’est la démocratie ?" Ou encore : "tous les adultes qui parlent de politique dans le téléviseur expriment les mêmes opinions, félicitent chaudement et fortement le président, le gouvernement et l’État et à la maison discutent en chuchotant. C’est la démocratie ?"

Et enfin, en vrac, une école des présidents pour savoir si vous pouvez devenir président, des photos de Poutine avec des enfants, des animaux ou en train de faire du sport, une page spéciale pour expliquer les élections législatives de décembre, et des réponses à de multiples questions : qu’est-ce qui est interdit au Président ? (réponse partielle : interdiction de violer la constitution, impossibilité d’être élu trois fois même si le peuple est transi d’amour pour son chef de l’État). Quelle est la différence entre le Président et le Père Noël ? (il ne donne pas de cadeaux, ne fait pas de miracles et travaille toute l’année !)

Jeunesse poutinienne pollueuse

Par Aurialie le 31.08.2007 à 00h26

Les jeunesses pro-Poutine n’ont pas seulement parlé politique cet été sur les rives du lac Selinger, elles se sont aussi bien amusées. Mais comme leur président bien-aimé, qui laissepourrir ses sous-marins nucléaires dans tous les océans et mers entourant la Russie, les Nachis ont oublié de ramasser papiers, bouteilles, sacs plastiques et autres détritus à leur départ du camp. Les autorités de Tver et le comité russe de surveillance de la nature ont pris acte de la pollution du site par les jeunes poutiniens, que le site d’informations en ligne Gazeta.ru avait dévoilé.

Des voix s’élèvent pour que le leader du mouvement, Vassili Iakemenko, fasse ses excuses au peuple russe et aux locaux pour avoir polluer les rives du lac et qu’il organise une campagne de nettoyage pour que le site retrouve son aspect initial.

Les problèmes de pollution sont très nombreux en Russie comme le montre ce très bon dossier de la Documentation française, mais aussi ces photos de Karabach, ville industrielle de la région de Tcheliabinsk fondée en 1822, construite sur un magnifique site naturel, devenue en 180 ans un des endroits les plus pollués en Russie.

Photos : Gazeta.ru et Tor85

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